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Conseil en épargne retraite · ORIAS 24004797ORIAS 24004797

Simulateur PER à Lille

Le plan d’épargne retraite ne fait pas gagner votre tranche marginale. Il fait gagner l’écart entre la tranche que vous avez aujourd’hui et celle que vous aurez à la retraite. Si cet écart est nul, l’avantage fiscal l’est aussi. Ce simulateur PER le chiffre, reprise à la sortie comprise.

  • Calcul au barème progressif réel, pas par application d’un taux unique
  • Chiffre la reprise à la sortie, que presque aucun simulateur n’affiche
  • Plafond 2026 exact : 37 680 € au maximum, 4 710 € au minimum
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Un conseiller FOR-U vous rappelle sous 24 heures ouvrées. Préparez si possible le prix d'acquisition, les frais de notaire et votre dernier tableau d'amortissement si vous louez déjà : ce sont les trois chiffres qui décident.

Plafond 202637 680 € au maximum, 4 710 € au minimumPrélèvements sociauxune déduction du revenu n’en économise aucunSortie en capitalles versements déduits sont repris au barèmeReportporté à cinq ans, mais sans effet rétroactifIndépendantsplafond majoré, jusqu’à 88 911 €Déblocage anticipésix cas prévus à l’article L.224-4

En bref. Verser sur un plan d’épargne retraite fait baisser votre revenu imposable, donc votre impôt sur le revenu. Mais cette économie est plus faible qu’annoncée, pour deux raisons cumulatives. D’abord, une déduction du revenu global n’économise aucun prélèvement social : la contribution sociale généralisée sur les salaires est prélevée à la source, sur le brut, et le versement sur un PER ne la touche pas. Ensuite, en sortie en capital, les versements que vous avez déduits sont réintégrés à votre revenu imposable et taxés au barème. Le PER ne supprime pas l’impôt, il le décale. Son avantage fiscal net se réduit à l’écart entre votre tranche d’aujourd’hui et celle de votre retraite.

Ce simulateur PER part de là. Prenons le cas le plus courant en métropole lilloise. Un salarié déclare 60 000 € de revenu net imposable pour une part. Son plafond de déduction 2026 s’élève à 6 000 €. S’il verse cette somme, son impôt passe de 11 104 € à 9 304 € : 1 800 € d’économie. Un outil qui ajoute 17,2 points de prélèvements sociaux à sa tranche annoncerait 2 832 €, soit 1 032 € de trop, une surestimation de 57 %. Et si ce salarié reste dans la tranche à 30 % une fois à la retraite, la reprise à la sortie lui reprendra exactement ces 1 800 €. Son avantage fiscal net : zéro.

Cela ne signifie pas que le PER est inutile. Cela signifie que son intérêt ne se trouve pas où on le cherche habituellement. Un bon simulateur PER doit le montrer : il se trouve dans la baisse de tranche entre la vie active et la retraite, dans la capitalisation pendant des années d’une somme que vous n’avez pas versée au Trésor, et dans le fait que l’épargne est bloquée, ce qui est un défaut pour la liquidité mais une qualité pour la discipline. Le simulateur PER ci-dessous chiffre ces trois choses séparément, pour un salarié de Lille comme pour un indépendant de Villeneuve-d’Ascq.

Deuxième cas, plus favorable. Un cadre déclare 100 000 € pour une part, tranche marginale à 41 %. Son plafond atteint 10 000 € et son économie immédiate 4 100 €. S’il retombe à 30 % une fois à la retraite, la reprise sur ces mêmes 10 000 € ne coûte que 3 000 €. L’avantage net vaut 1 100 €, soit 11,0 % de la somme versée. C’est un vrai gain, mais c’est cinq fois moins que les 41 % souvent mis en avant, et près de six fois moins que les 58,2 % obtenus en ajoutant les prélèvements sociaux.

Le plafond de déduction 2026 : 37 680 €, pas 37 094 €

La règle est à l’article 163 quatervicies du code général des impôts. Elle repose sur le plafond annuel de la sécurité sociale, et l’année de référence n’est pas la même pour tout le monde.

Pour un salarié, le plafond de déduction d’une année vaut 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, dans la limite de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale de cette même année précédente. Pour des versements effectués en 2026, la référence est donc le plafond de 2025, fixé à 47 100 €. Le maximum déductible s’établit à 37 680 € et le plancher, applicable même en l’absence de revenu professionnel, à 4 710 €.

Attention aux chiffres qui traînent. Beaucoup de pages annoncent encore 37 094 € et 4 637 €. Ces montants dérivent d’un plafond de sécurité sociale de 46 368 €, qui était celui de 2024. Ils accusent deux années de retard et sous-estiment votre capacité de déduction de 586 €. Le plafond annuel de la sécurité sociale vaut 47 100 € en 2025 et 48 060 € en 2026.

Ce que ce simulateur PER retient pour un indépendant

Un indépendant, un gérant majoritaire, une profession libérale relèvent d’un calcul différent et nettement plus généreux : 10 % du bénéfice imposable retenu dans la limite de huit fois le plafond de sécurité sociale, majorés de 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre une et huit fois ce même plafond. Seconde différence, souvent ignorée : la référence est le plafond de l’année en cours, soit 48 060 € pour 2026, et non celui de l’année précédente.

Un médecin libéral qui dégage 150 000 € de bénéfice dispose ainsi d’un plafond de 30 291 €, là où un salarié au même revenu plafonne à 15 000 €. Le maximum absolu, atteint à partir de huit fois le plafond de sécurité sociale de bénéfice, s’élève à 88 911 € pour 2026. C’est le principal levier de défiscalisation d’un indépendant fortement imposé, très courant chez les professions libérales de la métropole lilloise, et il reste largement sous-employé.

Le report des plafonds non utilisés : cinq ans, mais pas encore

Les plafonds que vous n’avez pas consommés ne sont pas perdus immédiatement. La loi de finances pour 2026 a porté la durée de ce report de trois à cinq ans. Mais la mesure n’est pas rétroactive, et c’est le point que presque tout le monde manque : elle ne produit d’effet qu’à partir du plafond calculé en 2026. Concrètement, pour un versement effectué en 2026, seuls les trois plafonds antérieurs restent mobilisables, soit ceux de 2023, 2024 et 2025. C’est le plafond né en 2026 qui bénéficiera du report à cinq ans, donc jusqu’en 2031. L’effet plein de la réforme n’arrivera pas avant cette échéance.

Où trouver vos vrais chiffres. Vos plafonds disponibles ne se devinent pas et ne se déduisent pas de votre revenu actuel : ils dépendent de vos revenus des années concernées. Ils figurent en toutes lettres sur votre avis d’imposition, dans le bloc intitulé « plafond épargne retraite », en dernière page, avec le détail année par année et, le cas échéant, celui de votre conjoint. Ce simulateur PER vous demande de saisir ce montant plutôt que de l’inventer, contrairement aux outils qui appliquent un coefficient forfaitaire à votre plafond de l’année.

Simulateur PER 2026 : votre avantage fiscal net

Cinq étapes, trois minutes. Ce simulateur PER calcule au barème progressif réel, avec votre quotient familial, et il chiffre la reprise à la sortie. Tout s’exécute dans votre navigateur, rien n’est transmis à FOR-U ni à personne d’autre.

Étape 1 sur 5

Vos revenus et votre foyer

Votre statut

Vos plafonds reportés et vos versements

Votre tranche estimée à la retraite

Votre horizon

Avantage fiscal net du PER
,
,
Plafond disponible en 2026
,
Économie d’impôt immédiate
,
Reprise à la sortie en capital

Un simulateur PER qui ne chiffre pas la sortie ne chiffre rien.

La déduction d’aujourd’hui est reprise au barème le jour du déblocage. Nous calculons les deux bouts.

Les deux erreurs que corrige ce simulateur PER

Elles vont dans le même sens et se cumulent. Ensemble, elles peuvent transformer un avantage nul en une économie affichée de plusieurs milliers d’euros.

Première erreur : ajouter les prélèvements sociaux

On lit très souvent qu’un versement sur un PER fait économiser la tranche marginale plus 17,2 % de prélèvements sociaux. C’est faux, et l’erreur vient d’une confusion avec les revenus du capital. Sur un salaire, la contribution sociale généralisée et la contribution au remboursement de la dette sociale sont prélevées à la source, sur le revenu brut, avant même le calcul de l’impôt sur le revenu. Une déduction opérée sur le revenu net imposable intervient trop tard dans la chaîne pour les toucher. Elles ont déjà été payées.

Un versement déductible sur un PER ne réduit donc que l’impôt sur le revenu. Annoncer 47,2 % à un contribuable en tranche à 30 %, c’est surestimer son avantage de 57 %. Cette confusion se repère facilement : si un simulateur PER affiche un taux d’économie supérieur à 45 %, il ajoute quelque chose qui n’existe pas.

Deuxième erreur : appliquer un taux unique au lieu du barème

Même en retirant les prélèvements sociaux, multiplier le versement par la tranche marginale reste inexact. Une déduction fait descendre le revenu imposable : les premiers euros déduits le sont bien au taux marginal, mais si la déduction fait franchir un seuil de tranche vers le bas, les euros suivants ne le sont plus qu’au taux inférieur. Un contribuable dont le revenu dépasse de 3 000 € le seuil de la tranche à 41 % et qui verse 10 000 € économise 41 % sur 3 000 €, puis 30 % sur les 7 000 € restants. Son taux réel s’établit à 33,3 %, pas à 41 %.

Ce simulateur PER recalcule l’impôt avant et après versement sur le barème complet des revenus de 2025, avec votre quotient familial, et en fait la différence. C’est la seule méthode qui donne le bon chiffre pour tous les cas, y compris quand la déduction traverse plusieurs tranches.

Ce que le calcul ne fait pas. Il ignore la décote applicable aux impôts faibles, le plafonnement des effets du quotient familial et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Ces trois mécanismes peuvent modifier le résultat à la marge, dans un sens comme dans l’autre. Aucun simulateur PER en ligne ne les intègre correctement, et c’est précisément ce qu’un examen de votre avis d’imposition permet de trancher.

Ce qui se passe à la sortie, et que presque personne n’affiche

Le PER est un report d’imposition. Le jour du déblocage, l’administration reprend ce qu’elle vous avait laissé.

Si vous avez déduit vos versements et que vous sortez en capital, ces versements sont réintégrés à votre revenu imposable dans la catégorie des pensions et imposés au barème progressif, sans bénéficier de l’abattement de 10 % qui s’applique normalement aux pensions. Les gains, eux, suivent un régime distinct : 12,8 % d’impôt forfaitaire et 18,6 % de prélèvements sociaux, ce dernier taux ayant été relevé par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025.

C’est la raison pour laquelle un simulateur PER qui s’arrête à l’économie de l’année ne dit rien d’utile. Il mesure un flux de trésorerie, pas un avantage fiscal. L’avantage fiscal réel vaut la différence entre ce que vous économisez à l’entrée et ce que vous rendez à la sortie, et cette différence tient entièrement dans l’écart entre deux tranches marginales séparées par vingt ou trente ans.

Trois situations, trois conclusions opposées

Un cadre à 41 % aujourd’hui qui retombe à 30 % à la retraite gagne onze points sur chaque euro versé. C’est le cas favorable, et c’est celui pour lequel le PER a été conçu.

Un contribuable à 30 % qui reste à 30 % ne gagne rien sur le plan fiscal. Il conserve néanmoins un avantage réel mais indirect : pendant toute la phase d’épargne, la somme non payée au Trésor reste investie et produit des intérêts. Sur vingt ans, ce décalage vaut quelque chose. Il faut simplement l’appeler par son nom, qui est un effet de trésorerie, et non une économie d’impôt.

Un jeune actif à 11 % qui finira sa carrière à 30 % perd à l’opération : il déduit à 11 % et rendra à 30 %. C’est le cas où le PER est le plus vendu et le moins justifié. Pour ce profil, l’assurance vie remplit le même office sans blocage des fonds et sans reprise à la sortie. Un contribuable non imposable n’a, lui, aucune raison de déduire : il peut renoncer à la déduction à l’entrée, ce qui allège fortement la fiscalité de sortie.

Le cas de la sortie en rente. Ce simulateur PER chiffre une sortie en capital, la plus fréquente. En cas de sortie en rente viagère après des versements déduits, la rente est imposée comme une pension de retraite, avec l’abattement de 10 %, et supporte les prélèvements sociaux. Le calcul est différent et dépend de votre espérance de vie à la liquidation : il ne se traite pas sérieusement en ligne, et aucun simulateur PER ne devrait prétendre le contraire.

Les six cas de déblocage avant la retraite

L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf dans six situations prévues par l’article L.224-4 du code monétaire et financier : l’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou partenaire de pacte civil de solidarité ; le décès du conjoint ou du partenaire ; l’expiration des droits à l’assurance chômage ; le surendettement ; la cessation d’activité non salariée après liquidation judiciaire ; et l’acquisition de la résidence principale.

Ce dernier cas mérite un avertissement. Il ne concerne pas les sommes issues de versements obligatoires, et surtout il déclenche la même fiscalité de sortie qu’un déblocage à la retraite : les versements déduits sont réintégrés au barème, et la réintégration intervient alors que vous êtes encore en activité, donc probablement dans une tranche plus élevée qu’à la retraite. Utiliser un PER comme épargne d’apport pour un achat immobilier est presque toujours défavorable. Les cinq autres cas, eux, sont exonérés d’impôt sur le revenu sur la part correspondant aux versements.

PER ou assurance vie : ce que le simulateur PER ne tranche pas seul

Les deux enveloppes investissent dans les mêmes supports. Ce qui les sépare, c’est le moment où l’impôt frappe et la disponibilité des fonds.

Le PER déduit à l’entrée et taxe à la sortie. L’assurance vie ne déduit rien à l’entrée et taxe légèrement les gains à la sortie, avec un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple après huit ans de détention. Comparer leurs rendements bruts n’a aucun sens : ils donnent accès aux mêmes fonds en euros et aux mêmes unités de compte.

La règle pratique tient en une phrase. Le PER l’emporte si votre tranche baisse entre aujourd’hui et la retraite, et seulement dans cette mesure. À tranche égale, l’assurance vie fait aussi bien tout en laissant l’argent disponible à tout moment. À tranche croissante, le PER fait moins bien. Un contribuable en tranche à 41 % ou 45 % aujourd’hui, qui anticipe une pension nettement inférieure à son dernier salaire, se trouve dans le cas favorable. Un actif en tranche à 11 % ne devrait pas y toucher.

En pratique, la réponse est rarement exclusive. Verser sur un PER à hauteur de ce qui fait redescendre d’une tranche, puis basculer le surplus sur une assurance vie, capte l’essentiel de l’avantage fiscal sans immobiliser toute l’épargne. C’est cet arbitrage, et non le choix d’un contrat, qui produit la différence. Le simulateur PER vous donne le montant charnière, celui qui vous fait redescendre d’une tranche.

Sur la transmission. Les deux enveloppes ne se comportent pas de la même façon au décès. L’assurance vie ouvre droit à un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. Le PER assurantiel dispose d’un régime propre, dont le traitement dépend de l’âge au décès et non de l’âge au versement, ce qui change complètement l’arbitrage passé un certain âge. Ce point ne se règle pas dans un simulateur.

Comment nous travaillons un dossier PER à Lille

Quatre étapes, dans cet ordre, avant toute recommandation de contrat. Un simulateur PER en ligne donne un ordre de grandeur ; ce travail donne le montant à verser.

Nous lisons votre avis d’imposition, pas vos souvenirs

Le bloc « plafond épargne retraite » en dernière page donne vos reliquats exacts, année par année, et ceux de votre conjoint. C’est la seule source fiable, et elle révèle régulièrement plusieurs milliers d’euros de capacité ignorée.

Nous estimons votre tranche à la retraite

C’est la variable qui décide de tout, et c’est aussi la plus négligée. Elle se reconstitue à partir de vos droits acquis, de vos revenus fonciers prévisibles et de la situation de votre foyer à cet horizon.

Nous calibrons le versement sur le seuil de tranche

Verser au-delà du montant qui vous fait redescendre d’une tranche produit un rendement fiscal décroissant. Le bon montant n’est presque jamais le plafond maximal.

Nous comparons les contrats sur les frais, pas sur les promesses

Frais de versement, frais de gestion des unités de compte, frais d’arbitrage, frais de la gestion pilotée. Sur vingt ans, un demi-point de frais annuels coûte davantage que l’écart fiscal entre deux tranches.

Questions fréquentes sur le simulateur PER

Les règles applicables aux versements de 2026, avec les textes qui les fondent.

Pourquoi ce simulateur PER n’affiche-t-il pas 47 % d’économie ?
Non, et ce chiffre relève d’une confusion. Il s’obtient en ajoutant 17,2 points de prélèvements sociaux à une tranche marginale de 30 %. Or une déduction opérée sur le revenu net imposable n’économise aucun prélèvement social sur des revenus d’activité : la contribution sociale généralisée et la contribution au remboursement de la dette sociale ont déjà été prélevées à la source, sur le brut. Un versement sur un PER ne réduit que l’impôt sur le revenu. Le taux maximal théorique est donc 45 %, et le taux réel est presque toujours inférieur à la tranche marginale, puisque la déduction fait descendre les tranches.
Quel est le plafond de déduction du PER en 2026 ?
Pour un salarié, 10 % des revenus professionnels de 2025, dans la limite de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale de 2025, soit 37 680 € au maximum. Un plancher de 4 710 € s’applique même sans revenu professionnel. Les montants de 37 094 € et 4 637 € que l’on lit encore souvent dérivent du plafond de sécurité sociale de 2024 et accusent deux années de retard. Pour un travailleur non salarié, le calcul est majoré et se réfère au plafond de l’année en cours : le maximum atteint 88 911 € en 2026.
Le report des plafonds non utilisés est-il passé à cinq ans ?
Oui, mais pas encore de façon utilisable. La loi de finances pour 2026 a porté la durée de report de trois à cinq ans, sans effet rétroactif : la mesure ne produit d’effet qu’à partir du plafond calculé en 2026. Pour un versement effectué en 2026, seuls les trois plafonds antérieurs, ceux de 2023, 2024 et 2025, restent mobilisables. C’est le plafond né en 2026 qui pourra être utilisé jusqu’en 2031. L’effet plein de la réforme n’interviendra donc pas avant cette échéance.
Où trouver les plafonds reportés à saisir dans le simulateur PER ?
Sur votre avis d’imposition, en dernière page, dans le bloc intitulé « plafond épargne retraite ». Il détaille le plafond de l’année, les reliquats des années précédentes et, pour un couple soumis à imposition commune, ceux de chaque conjoint. Ces montants dépendent de vos revenus des années concernées et ne peuvent pas se déduire de votre revenu actuel. Un simulateur PER qui les estime en multipliant votre plafond de l’année par un coefficient invente un résultat.
Que se passe-t-il fiscalement à la sortie du PER ?
Si vous avez déduit vos versements et que vous sortez en capital, ces versements sont réintégrés à votre revenu imposable dans la catégorie des pensions et taxés au barème progressif, sans l’abattement de 10 % applicable aux pensions. Les gains supportent séparément 12,8 % d’impôt forfaitaire et 18,6 % de prélèvements sociaux, ce dernier taux ayant été relevé par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Le PER ne supprime donc pas l’impôt, il le décale : l’avantage réel se limite à l’écart entre votre tranche d’entrée et votre tranche de sortie.
Le PER est-il intéressant si je suis peu imposé ?
Rarement, et parfois il vous coûte. Un contribuable en tranche à 11 % déduit à 11 % aujourd’hui et rendra au taux qui sera le sien à la retraite. Si ce taux est de 30 %, l’opération est perdante, sans compter le blocage des fonds. Un contribuable non imposable n’a aucun intérêt à déduire : il peut renoncer à la déduction à l’entrée, ce qui exonère la part correspondant aux versements lors de la sortie. Pour ces profils, l’assurance vie remplit le même office sans blocage et sans reprise.
Peut-on débloquer un PER pour acheter sa résidence principale ?
Oui, c’est l’un des six cas prévus à l’article L.224-4 du code monétaire et financier, mais c’est aussi le plus coûteux. Le déblocage déclenche la même fiscalité qu’une sortie à la retraite : les versements déduits sont réintégrés au barème, et ils le sont alors que vous êtes encore en activité, donc probablement dans une tranche plus élevée que celle de votre retraite. Cette faculté ne concerne pas les sommes issues de versements obligatoires. Les cinq autres cas de déblocage, liés à des accidents de la vie, sont exonérés d’impôt sur le revenu sur la part des versements.
Quels sont les six cas de déblocage anticipé ?
L’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou de son partenaire de pacte civil de solidarité ; le décès du conjoint ou du partenaire ; l’expiration des droits à l’assurance chômage ; le surendettement ; la cessation d’activité non salariée consécutive à une liquidation judiciaire ; et l’acquisition de la résidence principale. Les cinq premiers sont exonérés d’impôt sur le revenu sur la part correspondant aux versements, le sixième ne l’est pas.
PER ou assurance vie, que choisir ?
Le critère n’est pas le rendement, puisque les deux enveloppes donnent accès aux mêmes supports. Le PER l’emporte si votre tranche marginale baisse entre aujourd’hui et la retraite, et son avantage se mesure exactement à cet écart. À tranche égale, l’assurance vie fait aussi bien en laissant les fonds disponibles. À tranche croissante, le PER fait moins bien. En pratique, verser sur un PER à hauteur de ce qui fait redescendre d’une tranche, puis basculer le surplus sur une assurance vie, capte l’essentiel de l’avantage sans immobiliser toute l’épargne.
Un indépendant a-t-il un plafond différent ?
Oui, et l’écart est considérable. Le plafond d’un travailleur non salarié vaut 10 % du bénéfice retenu dans la limite de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale, majorés de 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre une et huit fois ce plafond. La référence est le plafond de l’année en cours, soit 48 060 € pour 2026, alors qu’un salarié se réfère à celui de l’année précédente. À 150 000 € de bénéfice, le plafond atteint 30 291 €, contre 15 000 € pour un salarié au même revenu.
Faut-il verser le maximum de son plafond ?
Presque jamais. Le rendement fiscal d’un versement est décroissant : les premiers euros déduits le sont à votre taux marginal, mais dès que la déduction vous fait franchir un seuil de tranche vers le bas, les euros suivants ne rapportent plus que le taux inférieur. Le montant optimal correspond généralement à ce qui vous fait redescendre d’une tranche, pas au plafond maximal. Au-delà, l’assurance vie devient plus efficace à avantage fiscal égal, avec la disponibilité en plus.
Ce simulateur PER transmet-il mes données ?
Non. Tous les calculs de ce simulateur PER s’exécutent dans votre navigateur, en JavaScript, et aucune valeur saisie n’est envoyée à un serveur. Il n’y a ni inscription, ni création de compte, ni cookie de suivi posé par l’outil. Le formulaire de rappel, distinct du simulateur, ne transmet que les coordonnées que vous y saisissez volontairement, et uniquement si vous le validez.
Le résultat vaut-il conseil en investissement ?
Non. FOR-U est immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 24004797 en qualité de courtier en assurance et d’intermédiaire en opérations de banque et services de paiement. Ce simulateur PER fournit une estimation pédagogique fondée sur les hypothèses que vous saisissez ; il ne constitue ni une recommandation personnalisée, ni une proposition d’investissement. Le rendement retenu est une hypothèse de travail et n’est en aucun cas garanti : les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Écrit par Thomas Reiminger, manager marketing et relation client chez FOR-U. Relu et validé par Laurent Hilaire, directeur général et fondateur, ORIAS 24004797. Mis à jour le 9 septembre 2026. Sources : article 163 quatervicies du code général des impôts, article L.224-4 du code monétaire et financier, barème de l’impôt sur le revenu applicable aux revenus de 2025, plafond annuel de la sécurité sociale 2025 et 2026, loi de finances pour 2026 portant à cinq ans le report des plafonds non utilisés, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale.

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