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Conseil en investissement immobilier · ORIAS 24004797ORIAS 24004797

Simulateur assurance emprunteur à Lille

Le « jusqu'à 50 % d'économie » est vrai, mais pas pour la raison qu'on vous donne. Il vient d'abord de l'assiette de calcul : votre banque facture sur le capital initial, une délégation facture sur le capital restant dû.

  • Ce que votre contrat actuel vous coûtera jusqu'au terme, à l'euro près
  • La part de l'économie qui vient de l'assiette, et celle qui vient du taux
  • Les dix-huit critères d'équivalence, dont votre banque n'en retient que onze
  • Le seuil de 200 000 € de la loi Lemoine s'apprécie par assuré, pas par prêt
5/5 · 37 avis Google5/5 · 37 avis Sans engagement Lille et Hauts-de-FranceHauts-de-France
Gratuit · 45 min

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Nous reprenons votre offre de prêt, calculons le coût restant de votre contrat actuel et documentons l'équivalence des garanties critère par critère. Rappel sous 24 h ouvrées.

Sans engagement · Ou appelez directement le 06 50 56 18 79

Demande bien reçue

Un conseiller FOR-U vous rappelle sous 24 heures ouvrées. Préparez si possible votre offre de prêt et votre tableau d'amortissement : le montant exact de la cotisation et le capital restant dû sont les deux seuls chiffres qui comptent.

Capital restant dû moyen56 % du capital initial, sur un prêt de 20 ansRésiliationà tout moment loi n° 2022-270 du 28 février 2022Questionnaire médicalsupprimé jusqu’à 200 000 € par assuréDroit à l’oubli5 ans cancers et hépatite CCritères d’équivalence18, dont 11 au plus liste de Place du CCSFGarantie perte d’emploi8 critères, 4 au plus si la banque l’exigeContrats restés bancairesenviron 82,5 % malgré la loi LemoineAssiette du contrat groupecapital initial même remboursé aux trois quartsCapital restant dû moyen56 % du capital initial, sur un prêt de 20 ansRésiliationà tout moment loi n° 2022-270 du 28 février 2022Questionnaire médicalsupprimé jusqu’à 200 000 € par assuréDroit à l’oubli5 ans cancers et hépatite CCritères d’équivalence18, dont 11 au plus liste de Place du CCSFGarantie perte d’emploi8 critères, 4 au plus si la banque l’exigeContrats restés bancairesenviron 82,5 % malgré la loi LemoineAssiette du contrat groupecapital initial même remboursé aux trois quarts

En bref. Depuis la loi n° 2022-270 du 28 février 2022, dite loi Lemoine, vous pouvez résilier votre assurance emprunteur à tout moment, sans frais. Le questionnaire médical est supprimé lorsque la part assurée n'excède pas 200 000 € par assuré et que le prêt s'achève avant votre soixantième anniversaire. L'économie annoncée « jusqu'à 50 % » est réelle, mais elle vient d'abord d'un changement d'assiette : un contrat de groupe facture sur le capital initial, une délégation sur le capital restant dû, qui ne représente en moyenne que 56 % du capital emprunté sur un prêt de vingt ans. Votre banque ne peut refuser que pour défaut d'équivalence, appréciée sur onze critères au plus choisis dans une liste de dix-huit.

La raison que personne ne donne

Vous payez sur un capital que vous avez déjà remboursé

Avant même de parler de taux, il faut parler de l'assiette. C'est là que se joue la moitié de l'écart.

Toutes les pages promettent « jusqu'à 50 % d'économie » et l'attribuent à une meilleure tarification. C'est incomplet, et l'incomplétude vous empêche de poser la bonne question à votre banquier.

Un contrat de groupe bancaire calcule votre cotisation sur le capital initial. Vous avez emprunté 250 000 €, vous payez chaque mois un pourcentage de 250 000 € : la quinzième année, alors qu'il ne vous reste que 80 000 € à rembourser, votre cotisation n'a pas bougé d'un centime.

Un contrat individuel en délégation calcule sur le capital restant dû. La cotisation suit l'amortissement et décroît à chaque échéance.

L'arithmétique, et elle ne dépend pas de votre profil. Sur un prêt amortissable de 250 000 € sur vingt ans à 3,5 %, le capital restant dû moyen sur toute la durée représente 56 % du capital initial. Autrement dit : à taux strictement identique, le seul fait de changer d'assiette fait économiser près de 44 %. Ce chiffre découle de l'échéancier, pas d'une négociation. C'est lui, et non une meilleure tarification, qui explique l'essentiel du fameux « jusqu'à 50 % ».

Ce que cela change concrètement pour vous

  • La question à poser n'est pas seulement « quel taux ». Deux contrats affichant le même pourcentage peuvent coûter du simple au double selon l'assiette retenue. Demandez toujours sur quelle base la cotisation est calculée.
  • Plus vous avez remboursé, plus l'écart est fort en proportion. C'est contre-intuitif : beaucoup renoncent en pensant qu'il est trop tard, alors que c'est précisément là que le contrat de groupe est le plus déconnecté de la réalité du risque.
  • Le TAEA est le seul chiffre comparable. Le taux annuel effectif de l'assurance neutralise les différences d'assiette et de présentation. Il figure obligatoirement sur toute offre : exigez-le, pour les deux contrats.

Le calculateur ci-dessous sépare explicitement les deux effets : ce que vous gagnez par le seul changement d'assiette, et ce que vous gagnez en plus grâce au taux. C'est la seule façon de savoir ce qui est acquis et ce qui reste à négocier.

À vous de jouer

Ce que votre contrat actuel vous coûtera jusqu'au terme

Calcul dans votre navigateur, aucune donnée transmise. Aucune question de santé, aucune coordonnée demandée.

Étape 1 sur 5

La loi Lemoine vous autorise à résilier à tout moment, sans frais ni pénalité. Il n'y a pas de date anniversaire à attendre.

Où en est votre projet ?

Cela ne change pas le calcul, mais cela change ce que nous vous conseillerons ensuite.

Merci de compléter cette étape pour continuer.

Votre prêt, tel qu'il figure sur l'offre

Le capital emprunté et le taux du crédit se lisent en première page de votre offre de prêt.

Merci de compléter cette étape pour continuer.

Où en êtes-vous du remboursement ?

La cotisation d'assurance figure sur votre tableau d'amortissement, ligne par ligne.

Merci de compléter cette étape pour continuer.

Qui est assuré, et pour quelle part ?

La quotité décide de deux choses à la fois : le prix, et votre éligibilité à la dispense de questionnaire médical.

Merci de compléter cette étape pour continuer.

Quel taux de délégation envisagez-vous ?

Le taux réel dépend de votre profil et du questionnaire de santé. Faites deux essais : celui que vous espérez, et un plus prudent.

0,12 %

Rappel utile : votre contrat actuel sera comparé sur la même durée restante, et sur son assiette réelle, le capital initial.

Merci de compléter cette étape pour continuer.

Économie estimée sur la durée restante
0 €
🚗
0 % vient du changement d'assiette 0 % vient du taux
0 €
Coût restant de votre contrat actuel
0 €
Capital réellement restant dû
0 €
Gain dû à la seule assiette, à taux égal
0 %
Taux réel de votre contrat actuel

Votre banque ne peut refuser que sur onze critères, qu'elle doit vous écrire.

Nous les demandons pour vous, puis nous documentons l'équivalence ligne à ligne. C'est ce qui transforme un refus probable en accord.

Le droit, texte en main

Ce que la loi vous autorise, et ce que votre banque peut encore opposer

Le droit de partir est total. Le motif de refus est unique, et il est encadré.

La loi Lemoine, trois apports et un seuil mal compris

La loi n° 2022-270 du 28 février 2022 a modifié trois choses. La résiliation devient possible à tout moment, sans date anniversaire, sans frais et sans pénalité. Le questionnaire médical est supprimé lorsque la part assurée n'excède pas 200 000 € par assuré et que le prêt s'achève avant le soixantième anniversaire de l'emprunteur. Le droit à l'oubli est ramené à cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, pour les cancers et l'hépatite C.

Le seuil de 200 000 € s'apprécie par assuré, pas par prêt. C'est l'erreur de lecture la plus fréquente, et elle écarte à tort des dossiers entiers. Un couple qui emprunte 380 000 € et s'assure à 50 % chacun expose 190 000 € par tête : les deux emprunteurs restent dans le champ de la dispense de questionnaire médical. La quotité devient donc un levier, et pas seulement un curseur de couverture.

L'équivalence des garanties : dix-huit critères, onze au maximum

Votre banque ne dispose que d'un seul motif de refus : l'absence d'équivalence du niveau de garanties. Et ce motif est borné. Le Comité consultatif du secteur financier a arrêté une liste de dix-huit critères, dite liste de Place, dans laquelle chaque établissement ne peut en retenir que onze au maximum. S'il exige en plus une garantie perte d'emploi, il choisit au plus quatre critères parmi les huit prévus pour cette garantie.

Ces critères doivent vous être communiqués par écrit, et ils sont propres à chaque banque. Un refus doit être motivé en s'y référant explicitement, et notifié dans un délai de dix jours ouvrés. Nous ne vous dirons jamais qu'un refus est impossible : nous documentons l'équivalence critère par critère, ce qui est la seule méthode qui le rende très improbable.

Ce que change l'avis du CCSF du 26 mai 2026

Publié le 24 juin, cet avis fixe des engagements applicables au 1er septembre 2026 ou au 1er janvier 2027 selon les points. Quatre concernent directement les emprunteurs.

  • Continuité de couverture. Lors d'une substitution, aucune journée ne doit rester sans garantie entre l'ancien et le nouveau contrat.
  • Incapacité appréciée sur l'activité réellement exercée, et non sur une profession théorique. C'est une avancée majeure pour les indépendants et les professions spécialisées.
  • Harmonisation des définitions d'invalidité : au moins 66 % pour l'invalidité permanente totale, de 33 à 66 % pour l'invalidité permanente partielle.
  • Exclusions de pathologies préexistantes dans les contrats souscrits sans questionnaire de santé : jugées contraires à l'esprit de la loi Lemoine.

Et pourtant, environ 82,5 % des contrats restent bancaires. Plusieurs années après la loi, la très grande majorité des emprunteurs n'a jamais exercé son droit. Les raisons tiennent moins au droit qu'à la perception : méconnaissance du droit lui-même, crainte d'un refus alors que le motif est encadré, et idée reçue selon laquelle la démarche fragiliserait la relation bancaire. Une banque ne peut pas dénoncer un prêt au motif d'une substitution d'assurance.

Avant de signer

Trois lignes à lire, qui décident de tout le jour du sinistre

Le prix se compare en une minute. Les définitions se lisent en une heure, et ce sont elles qui vous couvrent.

1. La définition de l'incapacité de travail

C'est la clause la plus lourde de conséquences. Certains contrats couvrent l'impossibilité d'exercer votre profession ; d'autres, l'impossibilité d'exercer toute activité professionnelle. Pour un chirurgien, un artisan ou un conducteur, l'écart entre les deux définitions peut représenter la différence entre une prise en charge et un refus. L'avis du CCSF de mai 2026 impose désormais une appréciation au regard de l'activité réellement exercée, mais les contrats antérieurs restent gouvernés par leurs propres définitions.

2. Les exclusions dorsales et psychiques

Les affections du dos et les troubles psychiques représentent une part très importante des arrêts de travail longs. Beaucoup de contrats les excluent par défaut, ou les subordonnent à une hospitalisation ou à une intervention chirurgicale. Ces exclusions sont fréquemment rachetables moyennant une surprime modeste. Un contrat moins cher qui les exclut n'est pas moins cher, il est moins couvrant.

3. Le mode d'indemnisation, forfaitaire ou indemnitaire

En mode forfaitaire, l'assureur verse la mensualité assurée, quelle que soit votre perte de revenu réelle. En mode indemnitaire, il ne verse que la perte effectivement subie, après déduction des indemnités journalières de la sécurité sociale et d'un éventuel maintien de salaire par l'employeur.

La conséquence est brutale et rarement expliquée. Un salarié dont la convention collective prévoit un maintien de salaire intégral pendant plusieurs mois peut, en mode indemnitaire, ne percevoir strictement rien de son assurance emprunteur pendant toute cette période, alors qu'il en paie les cotisations. En mode forfaitaire, il perçoit la mensualité assurée. Deux contrats au même taux, un écart total au moment où cela compte.

Et la quotité, qui se décide avant tout le reste

La quotité est la part du capital couverte sur chaque tête. Seul, vous êtes assuré à 100 %. À deux, la somme des quotités doit atteindre au moins 100 %, mais leur répartition est libre : 50 et 50, 70 et 30, ou 100 et 100. Cette décision a deux effets qui se calculent ensemble. Sur le coût : assurer chacun à 100 % double la couverture et son prix. Sur la loi Lemoine : la dispense de questionnaire s'apprécie sur la part de chacun, donc une quotité de 50 % divise par deux le montant à comparer au seuil de 200 000 €.

C'est souvent le levier le plus efficace d'un dossier, et il se décide avant même le choix de l'assureur. Il se décide aussi en fonction de votre situation réelle : deux revenus équivalents n'appellent pas la même répartition qu'un revenu principal et un revenu d'appoint.

Couple signant une offre de prêt immobilier chez un courtier de la métropole lilloise

Où nous intervenons

Le cabinet est établi 32 rue Rameau à Villeneuve-d'Ascq. Nous recevons sur rendez-vous et nous nous déplaçons dans la métropole européenne de Lille : Lille, Roubaix, Tourcoing, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Lambersart, La Madeleine, Loos, Mons-en-Barœul, Lomme.

Sur une substitution d'assurance, la proximité sert à deux choses que ce calculateur ne peut pas faire : obtenir de votre banque la liste écrite des critères d'équivalence qu'elle a retenus, qui lui est propre, et lire vos conditions générales actuelles pour comparer les définitions d'incapacité plutôt que les seuls tarifs. C'est ce travail de comparaison ligne à ligne qui fait accepter un dossier.

Nous sommes courtier d'assurance et intermédiaire en opérations de banque, inscrits à l'ORIAS sous le numéro 24004797. Nous ne sommes pas conseiller en investissement financier au sens de l'article L.541-1 du code monétaire et financier.

La démarche

Quatre étapes, et la première consiste à réclamer un document

La liste des critères d'équivalence de votre banque vous est due par écrit. Peu de gens la demandent.

Nous chiffrons l'existant

Coût restant de votre contrat actuel jusqu'au terme, taux réel rapporté au capital emprunté, et TAEA. Trois chiffres qui figurent sur votre offre de prêt et que presque personne ne relit.

Nous réclamons les critères

La liste des onze critères d'équivalence retenus par votre banque, et des quatre critères de perte d'emploi le cas échéant. Elle vous est due par écrit, et elle conditionne tout le reste.

Nous comparons les définitions, pas les prix

Incapacité professionnelle ou toute activité, exclusions dorsales et psychiques et leur rachat, mode forfaitaire ou indemnitaire, et arbitrage de la quotité au regard du seuil de 200 000 €.

Nous suivons la substitution

Rédaction de la demande, documentation de l'équivalence critère par critère, surveillance du délai de dix jours ouvrés et contrôle de la continuité de couverture jusqu'à l'avenant.

Avis clients

5 sur 5, sur 37 avis Google

Trois d'entre eux, reproduits ici. Ils portent sur l'accompagnement du cabinet, pas sur une substitution d'assurance en particulier : nous préférons le dire.

★★★★★

« Plus que satisfait. S'est engagé il y a presque 10 ans à me suivre, et c'est le cas. Conseils avisés, expertise et particulièrement humaine, je recommande sans hésiter ! »

Paulo H.
Local Guide · visite en juin 2024 · voir sur Google
★★★★★

« Sérieux, disponible, très réactif et professionnel ! […] Résultat, les remboursements d'impôt sont en cours ! Nous sommes rassurés, tout est rentré dans l'ordre. L'optimisation fiscale est cette fois bien réelle. […] Un grand merci. »

Séverine B.
Visite en juin 2024 · lire l'avis complet
★★★★★

« Très bien, je recommande. »

Sonia C.
Visite en juillet 2024 · voir sur Google

Ces avis sont publiés sur la fiche Google Business de FOR-U. Ils émanent de clients ayant utilisé nos services, sont datés par Google, et ne font l'objet d'aucune modération ni contrepartie de notre part. Deux d'entre eux sont reproduits sous forme d'extrait, signalé par des crochets ; le texte intégral est accessible par les liens ci-dessus. Note moyenne de 5 sur 5 pour 37 avis au 2 septembre 2026.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande sur l'assurance emprunteur

Seize réponses, chacune adossée à un texte ou à un calcul que vous pouvez refaire.

D'où vient réellement l'économie sur une assurance emprunteur ?
De deux sources, et la première est presque toujours passée sous silence. La première est l'assiette. Un contrat de groupe bancaire calcule votre cotisation sur le capital initial : vous payez chaque mois sur la somme que vous avez empruntée au départ, même après en avoir remboursé les trois quarts. Une délégation calcule sur le capital restant dû, qui décroît à chaque échéance. Sur un prêt de vingt ans, le capital restant dû moyen représente environ 56 % du capital initial : à taux strictement identique, ce seul changement d'assiette fait donc économiser près de 44 %. La seconde source est le taux lui-même, qui dépend de votre profil. Le calculateur de cette page sépare les deux, parce qu'un chiffre global ne vous apprend rien sur ce qui est négociable.
Le « jusqu'à 50 % d'économie » que l'on lit partout est-il vrai ?
Il est vrai, mais rarement pour la raison invoquée. On le présente comme le fruit d'une meilleure tarification, alors qu'il vient d'abord d'un changement d'assiette de calcul. C'est une nuance qui compte à deux titres. D'abord parce qu'elle est vérifiable : le capital restant dû moyen d'un prêt amortissable ne dépend pas de votre profil, il découle de l'échéancier. Ensuite parce qu'elle change la question à poser à votre courtier : ce n'est pas seulement « quel taux me proposez-vous », c'est « sur quelle assiette ». Deux contrats affichant le même taux peuvent coûter du simple au double.
Que dit exactement la loi Lemoine ?
La loi n° 2022-270 du 28 février 2022 apporte trois changements. La résiliation devient possible à tout moment, sans attendre une date anniversaire et sans frais ni pénalité. Le questionnaire médical est supprimé lorsque la part assurée n'excède pas 200 000 € par assuré et que le prêt s'achève avant le soixantième anniversaire de l'emprunteur. Le droit à l'oubli est ramené à cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, pour les cancers et l'hépatite C. Une précision qui change beaucoup de dossiers : le seuil de 200 000 € s'apprécie par assuré. Un couple empruntant 380 000 € et assuré à 50 % chacun reste donc dans le champ de la dispense.
Ma banque peut-elle refuser la nouvelle assurance ?
Elle ne peut refuser que pour un seul motif : l'absence d'équivalence du niveau de garanties. Et ce motif est encadré. Le Comité consultatif du secteur financier a arrêté une liste de dix-huit critères, appelée liste de Place, dans laquelle chaque banque ne peut en retenir que onze au maximum. Si elle exige en plus une garantie perte d'emploi, elle choisit au plus quatre critères parmi les huit prévus pour cette garantie. Ces critères doivent vous être communiqués par écrit. Un refus doit être motivé et notifié dans un délai de dix jours ouvrés. Nous ne promettons pas qu'un refus est impossible : nous documentons l'équivalence critère par critère, ce qui est la seule façon de le rendre très improbable.
Combien de temps prend le changement d'assurance ?
En pratique, comptez de deux à six semaines entre la demande et la prise d'effet. La banque dispose de dix jours ouvrés pour répondre à votre demande de substitution. Si elle accepte, elle doit modifier l'offre de prêt par avenant. Ce délai n'est pas un obstacle : votre ancien contrat continue de vous couvrir jusqu'à la prise d'effet du nouveau. Le point à surveiller est la continuité, jamais l'interruption : il ne doit exister aucune journée sans couverture entre les deux contrats.
Qu'est-ce que la quotité, et pourquoi change-t-elle tout ?
La quotité est le pourcentage du capital couvert sur chaque tête. Un emprunteur seul est assuré à 100 %. À deux, on peut répartir 50 et 50, 100 et 100, ou toute combinaison dont le total atteint au moins 100 %. Cette décision a deux effets rarement expliqués ensemble. Sur le coût : assurer chacun à 100 % double la couverture et son prix. Sur la loi Lemoine : la dispense de questionnaire s'apprécie sur la part assurée de chacun, donc une quotité de 50 % divise par deux le montant à comparer au seuil de 200 000 €. C'est souvent le levier le plus efficace d'un dossier, avant même le choix de l'assureur.
Qu'est-ce que le TAEA et à quoi sert-il ?
Le taux annuel effectif de l'assurance est l'indicateur qui permet de comparer deux contrats sur une base homogène. Il exprime le coût de l'assurance en points de taux, ajoutés au taux du crédit. Son intérêt est qu'il neutralise les différences de présentation : un contrat affiché en pourcentage du capital initial et un contrat affiché en pourcentage du capital restant dû ne sont pas comparables directement, alors que leurs TAEA le sont. Il doit obligatoirement figurer sur toute offre. Si on ne vous le donne pas spontanément, demandez-le : c'est le seul chiffre qui permette une comparaison honnête.
Que change l'avis du CCSF de mai 2026 ?
Le Comité consultatif du secteur financier a rendu un avis le 26 mai 2026, publié le 24 juin, dont les engagements s'appliquent au 1er septembre 2026 ou au 1er janvier 2027 selon les points. Quatre avancées concernent directement les emprunteurs. La continuité de couverture doit être assurée lors d'une substitution, sans journée de carence entre les deux contrats. L'incapacité de travail doit s'apprécier au regard de l'activité réellement exercée, et non d'une profession théorique. Les définitions d'invalidité sont harmonisées, avec un taux d'au moins 66 % pour l'invalidité permanente totale et de 33 à 66 % pour l'invalidité permanente partielle. Enfin, les exclusions de pathologies préexistantes dans les contrats souscrits sans questionnaire de santé sont jugées contraires à l'esprit de la loi Lemoine.
Pourquoi 82,5 % des contrats sont-ils encore bancaires ?
Parce que la loi a ouvert un droit sans changer les habitudes. La proportion des contrats restés auprès du prêteur reste d'environ 82,5 %, plusieurs années après la loi Lemoine. Trois raisons reviennent. La première est l'ignorance du droit lui-même. La deuxième est la croyance qu'un refus est probable, alors que le motif de refus est strictement encadré. La troisième, la plus tenace, est l'idée que la démarche est longue et risquée pour la relation bancaire, alors que la banque ne peut pas dénoncer un prêt au motif d'une substitution d'assurance.
Est-il trop tard si je rembourse depuis dix ans ?
Non, et c'est même souvent là que le gain relatif est le plus fort. Le raisonnement est contre-intuitif : plus vous avez remboursé, plus l'écart entre le capital initial, sur lequel votre contrat de groupe continue de facturer, et le capital réellement restant dû est important. En revanche, le gain en valeur absolue diminue mécaniquement, puisqu'il reste moins de mensualités. Le calculateur de cette page vous demande depuis combien d'années vous remboursez précisément pour trancher ce point sur votre propre prêt, plutôt que de vous renvoyer une moyenne.
Faut-il changer d'assurance avant ou après la signature du prêt ?
Avant, si vous le pouvez. Présenter une délégation au moment de l'offre de prêt évite l'avenant et fait porter la négociation sur le crédit et l'assurance en même temps. Mais la banque peut alors ajuster son taux de crédit, ce qui doit se surveiller. Après la signature, la loi Lemoine vous laisse toute liberté, à tout moment, et la banque ne peut plus lier les deux sujets. Dans les deux cas, le montant en jeu justifie la démarche : sur un prêt de 250 000 € sur vingt ans, l'écart total dépasse fréquemment le prix d'une voiture.
Les garanties d'une délégation sont-elles moins bonnes ?
Pas par nature, et souvent l'inverse. Un contrat de groupe est mutualisé : il applique les mêmes conditions à des profils très différents, ce qui le rend cher pour les bons profils et parfois inadapté sur les définitions. Un contrat individuel est tarifé sur votre situation et ses définitions se négocient. Trois points méritent d'être lus ligne à ligne avant de signer : la définition de l'incapacité, professionnelle ou toute activité ; les exclusions liées aux affections dorsales et psychiques, souvent rachetables ; et le mode d'indemnisation, forfaitaire ou indemnitaire, qui change tout en cas de sinistre.
Ce simulateur me donne-t-il un tarif ferme ?
Non, et aucun outil en ligne ne le peut. Il calcule ce que vous coûte votre contrat actuel jusqu'au terme, et ce que coûterait une délégation à un taux que vous choisissez, en appliquant correctement les deux assiettes. C'est un ordre de grandeur fiable, parce que l'arithmétique du capital restant dû ne dépend pas de votre profil. Le taux réel, lui, dépend de l'âge, du statut tabagique, de la profession, de la quotité et, au-delà des seuils de la loi Lemoine, du questionnaire de santé. C'est pour cette raison qu'un tarif ferme suppose une étude, et que nous ne prétendons pas vous en donner un en trois minutes.
Quelles données ce simulateur collecte-t-il ?
Aucune. Tous les calculs de cette page s'exécutent dans votre navigateur et rien n'est transmis. Si vous choisissez ensuite de nous laisser vos coordonnées pour recevoir une étude, seules les informations que vous saisissez dans le formulaire nous parviennent, après acceptation explicite de votre part. Nous ne demandons aucune donnée de santé en ligne : les questions médicales, lorsqu'elles sont nécessaires, relèvent du questionnaire de l'assureur et lui sont adressées directement.
Combien coûte l'accompagnement FOR-U ?
Rien ne vous est facturé. FOR-U est rémunéré par les assureurs partenaires sous forme de commissions sur les contrats effectivement souscrits, et le montant comme le mode de calcul vous sont communiqués par écrit avant toute signature. Nous rédigeons la demande de substitution, documentons l'équivalence des garanties critère par critère et suivons le dossier jusqu'à l'avenant. Nous sommes inscrits au registre unique des intermédiaires sous le numéro ORIAS 24004797.
Que faire si ma banque ne répond pas ?
Le silence n'est pas un refus valable. La banque doit répondre dans un délai de dix jours ouvrés à compter de la réception de votre demande, et tout refus doit être motivé par écrit en se référant aux critères d'équivalence qu'elle a elle-même retenus. Passé ce délai, ou en cas de refus non motivé, deux recours existent : la saisine du médiateur bancaire, gratuite, puis le signalement à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. En pratique, un rappel écrit citant le délai suffit dans la grande majorité des dossiers.

Écrit par Thomas Reiminger, manager marketing et relation client chez FOR-U. Relu et validé par Laurent Hilaire, directeur général et fondateur, ORIAS 24004797. Mis à jour le 8 septembre 2026. Sources : loi n° 2022-270 du 28 février 2022 pour un accès plus juste, plus simple et plus transparent au marché de l'assurance emprunteur · articles L.313-30 et L.313-31 du code de la consommation · liste de Place des critères d'équivalence de garanties arrêtée par le Comité consultatif du secteur financier · avis du CCSF du 26 mai 2026, publié le 24 juin 2026.

Demandez sur quelle assiette votre cotisation est calculée.

Quarante-cinq minutes pour chiffrer le coût restant de votre contrat, obtenir les critères d'équivalence de votre banque et comparer les définitions, pas seulement les prix.

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