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Prévoyance à Lille

Salarié, artisan, profession libérale : trois régimes, trois plafonds qui n'ont rien à voir entre eux. 42,97 €, 65,84 € ou 197,51 € par jour. Savoir lequel vous concerne est la seule façon de calibrer un contrat, et c'est ce que presque personne ne vérifie avant de signer.

  • Le vrai plafond de votre régime, pas celui d'un autre statut
  • Le trou de franchise, chiffré en jours et en euros
  • La définition de l'incapacité, la clause qui décide du versement
  • Le barème d'invalidité du contrat, traduit en euros avant signature
5/5 · 37 avis Google5/5 · 37 avis Sans engagement Lille et Hauts-de-FranceHauts-de-France
Gratuit · 45 min

Faire chiffrer votre écart de protection

Nous partons de votre régime réel et de ce que votre convention ou votre contrat d'entreprise couvre déjà. Rappel sous 24 h ouvrées.

Sans engagement · Ou appelez directement le 06 50 56 18 79

Demande bien reçue

Un conseiller FOR-U vous rappelle sous 24 heures ouvrées. Si vous avez déjà un contrat, préparez ses conditions générales : le délai de franchise, la définition de l'incapacité et la liste des exclusions y figurent, et ce sont les trois lignes que nous lirons en premier.

Salarié du régime général42,97 € par jour au maximumArtisan ou commerçant65,84 € par jour au maximumProfession libérale197,51 € par jour au maximum, 3 PASSPlancher profession libérale26,33 € par jour ce n'est pas un plafondCarence Sécurité sociale3 jours à chaque arrêtIndemnisation salarié360 jours sur 3 ans, hors ALDIndépendant sous 4 582 €0 € de revenu annuel moyenDéduction Madelin11 534 € maximum en 2026Salarié du régime général42,97 € par jour au maximumArtisan ou commerçant65,84 € par jour au maximumProfession libérale197,51 € par jour au maximum, 3 PASSPlancher profession libérale26,33 € par jour ce n'est pas un plafondCarence Sécurité sociale3 jours à chaque arrêtIndemnisation salarié360 jours sur 3 ans, hors ALDIndépendant sous 4 582 €0 € de revenu annuel moyenDéduction Madelin11 534 € maximum en 2026
Le point de départ

Trois statuts, trois plafonds sans rapport entre eux

C'est le chiffre le plus mal restitué du secteur, et se tromper de régime fausse tout le dimensionnement du contrat.

Indemnités journalières maladie selon le régime, montants 2026
Votre statutMode de calculMaximum par jour
Salarié du régime général50 % du salaire journalier de base, salaire mensuel plafonné à 1,4 SMIC42,97 €
Artisan ou commerçant1/730e du revenu annuel moyen, retenu dans la limite de 1 PASS soit 48 060 €65,84 €
Profession libérale1/730e du revenu annuel moyen, retenu dans la limite de 3 PASS soit 144 180 €197,51 €
Profession libérale, plancherRevenu forfaitaire de 40 % du PASS, soit 19 224 €26,33 € minimum
Artisan ou commerçant sous le seuilRevenu annuel moyen inférieur à 4 582 €0 €
Tous statutsDélai de carence à chaque arrêt3 jours non indemnisés

Faites glisser le tableau horizontalement pour tout voir

L'erreur que l'on retrouve partout. Vous lirez très souvent qu'un indépendant « ne touche que 26,33 € par jour au maximum ». C'est faux deux fois. Ce montant est un plancher, pas un plafond, et il concerne les professions libérales, pas les artisans et commerçants. Il correspond exactement à 40 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 19 224 € en 2026, divisé par 730. Le maximum d'une profession libérale est au contraire de 197,51 € par jour, soit trois fois le plafond divisé par 730. Confondre les deux conduit à surestimer le besoin, ce qui arrange le vendeur et fausse votre décision.

Un point mérite d'être connu des indépendants en début d'activité : l'indemnité est nulle si le revenu d'activité annuel moyen des trois dernières années civiles est inférieur à 4 582 €, et douze mois d'affiliation continue sont exigés. Ce n'est pas une couverture faible, c'est une absence de couverture, et elle se découvre en général au moment de l'arrêt.

Pour la vue d'ensemble du sujet, y compris l'invalidité et la complémentaire santé, voir notre page prévoyance et mutuelle à Lille.

À vous de jouer

Le trou de franchise, chiffré

La franchise est le premier critère d'un contrat et le plus mal choisi. Voici ce qu'elle vous laisse à supporter avant le premier versement.

Ce que vous supportez avant que le contrat ne commence à payer

Calcul dans votre navigateur, aucune donnée transmise. L'outil applique les règles réelles de votre régime, y compris les trois jours de carence.

Votre régime
Maintien de salaire par l'employeur ou la convention collective

Si vous êtes salarié, votre convention prévoit souvent un complément pendant une durée limitée. À vérifier sur votre bulletin ou votre convention.

3 000 €
120 jours
30 jours
0,00 €
Indemnité journalière de la Sécurité sociale
0 j
Jours sans intervention du contrat
0 €
Écart à supporter avant le premier versement
—
Le contrat commence à verser

L'outil ne présume pas du montant que verse votre contrat au-delà de la franchise : cela dépend du taux de couverture souscrit. Il chiffre uniquement la période où vous êtes seul, qui est la variable la plus souvent mal arbitrée.

La bonne franchise n'est pas la plus courte. C'est celle qui commence où votre couverture s'arrête.

Nous lisons d'abord votre convention collective et votre contrat d'entreprise. Payer une franchise de quinze jours quand l'employeur maintient le salaire pendant quatre-vingt-dix jours est une dépense pure.

La clause décisive

Incapacité de quelle profession : la vôtre, ou n'importe laquelle

Elle ne figure sur aucun tableau comparatif, et c'est pourtant elle qui décide si vous serez payé.

Deux contrats peuvent afficher le même tarif, la même franchise et la même rente, et ne pas retenir la même définition de l'incapacité. C'est la première chose que nous lisons.

  • La définition professionnelle déclenche la garantie dès l'impossibilité d'exercer votre profession. C'est la plus protectrice, et la seule qui ait un sens pour un métier manuel ou technique.
  • La définition fonctionnelle, ou « toute profession », exige l'impossibilité d'exercer une activité rémunérée quelle qu'elle soit. Bien plus restrictive : un kinésithérapeute qui ne peut plus exercer mais pourrait tenir un poste administratif ne déclenche rien.

Le second point à lire avant le prix : les exclusions. Les affections dorsales et les affections psychiques sont fréquemment exclues, limitées dans le temps, ou conditionnées à une hospitalisation ou à une intervention chirurgicale. Ce sont pourtant deux des premières causes d'arrêt de travail long. Un contrat qui les exclut n'est pas nécessairement mauvais, mais il n'est pas comparable à un contrat qui les couvre : l'écart de tarif s'explique souvent entièrement par là.

Vient ensuite le barème d'invalidité, qui n'a rien à voir avec les catégories de la Sécurité sociale. Le contrat retient un taux issu du croisement d'un taux fonctionnel et d'un taux professionnel, puis applique une règle de versement : rien en dessous d'un seuil, souvent 33 %, versement proportionnel entre ce seuil et un second palier, souvent 66 %, rente pleine au-delà. Deux contrats annonçant la même rente peuvent donc verser des montants très différents pour la même invalidité. Nous traduisons ce barème en euros avant toute signature.

Notre méthode

Les six clauses que nous lisons avant le tarif

Dans cet ordre. Le prix ne vient qu'après, parce qu'il ne veut rien dire tant que ces six points ne sont pas alignés.

1. Le délai de franchise

Il court depuis l'arrêt et décide de la date du premier euro. Il doit commencer exactement là où votre maintien de salaire s'arrête, ni avant, ni après.

2. Le délai de carence

À ne pas confondre : il court depuis la souscription, souvent trois à douze mois selon les garanties. Un arrêt survenu pendant cette période n'est pas couvert.

3. La définition de l'incapacité

Professionnelle ou fonctionnelle. Le point le plus discriminant à l'usage, et celui qui n'apparaît sur aucun comparateur automatique.

4. Les exclusions

Dos et psychisme en priorité, puis les sports, les déplacements à l'étranger et les affections antérieures à la souscription.

5. La revalorisation

Sur une rente d'invalidité servie pendant quinze ou vingt ans, l'absence d'indexation érode la prestation jusqu'à la vider de son sens. L'indice et sa périodicité figurent aux conditions générales.

6. Le maintien en cas de changement

Cessation d'activité, changement de statut, passage à la retraite : que devient la garantie ? La réponse varie fortement, et elle ne se découvre pas au moment où on en a besoin.

Si vous êtes indépendant

La déduction Madelin, calculée sur votre bénéfice

Un levier réel, mais une enveloppe partagée, et une exclusion qui surprend souvent.

L'article 154 bis du code général des impôts permet de déduire du bénéfice imposable les cotisations de prévoyance, de santé et de perte d'emploi, dans la limite de 3,75 % du bénéfice imposable augmentée de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, sans que le total puisse excéder 3 % de huit fois ce plafond, soit 11 534,40 € en 2026.

Un exemple, calculable. Pour un bénéfice imposable de 60 000 € : 3,75 % de 60 000 € font 2 250 €, auxquels s'ajoutent 7 % du plafond annuel de 48 060 €, soit 3 364,20 €. Le plafond déductible s'établit donc à 5 614,20 € pour cette année. Vous pouvez refaire le calcul avec votre propre bénéfice : c'est la même formule pour tout le monde.

Deux points que l'on oublie. D'abord, l'enveloppe est partagée entre prévoyance, santé et perte d'emploi : ce que consomme votre complémentaire santé n'est plus disponible pour la prévoyance. Ensuite, les micro-entrepreneurs en sont exclus, parce que le régime micro repose sur un abattement forfaitaire pour frais réputé couvrir toutes les charges. Ils peuvent souscrire, et en ont souvent plus besoin qu'un autre, mais sans avantage fiscal.

Précision utile, car elle est souvent mal comprise : seul le volet retraite du dispositif Madelin est fermé aux nouvelles souscriptions depuis le 1er octobre 2020, remplacé par le PER. Les volets prévoyance et santé restent ouverts. Voir notre page contrat Madelin et, pour l'arbitrage avec la retraite, notre page PER.

Le cadre légal

Changer de prévoyance : ce que la loi permet, et ce qu'elle coûte

Contrairement à la mutuelle, ce n'est ni libre ni sans conséquence.

Règles de résiliation comparées, prévoyance et complémentaire santé
Le pointPrévoyance individuelleComplémentaire santé
Résiliation à tout moment après 1 anNonOui
Le texte applicableArticle L.113-12 du code des assurances, échéance annuelleLoi n° 2019-733 du 14 juillet 2019
Questionnaire de santé au changementOui, presque toujoursNon
Perte de l'antérioritéOuiSans objet
Rappel d'échéanceLoi Chatel, article L.113-15-1Sans objet après un an
La loi Lemoine s'applique-t-elle ?NonNon plus

Faites glisser le tableau horizontalement pour tout voir

La loi Lemoine du 28 février 2022 ne concerne que l'assurance emprunteur. Elle est pourtant invoquée sur une grande partie des pages du secteur, y compris professionnelles, pour justifier une résiliation de prévoyance ou de mutuelle. Sur une prévoyance, suivre ce conseil, c'est risquer de se retrouver sans garantie et de repasser un questionnaire de santé avec son état de santé du jour.

Le moment critique

Quand vous quittez l'entreprise, la prévoyance s'arrête avant la santé

Un décalage de calendrier que presque personne n'anticipe.

La portabilité, prévue à l'article L.911-8 du code de la sécurité sociale, maintient gratuitement vos garanties santé et prévoyance pendant une durée égale à celle de votre dernier contrat de travail, arrondie au mois supérieur et plafonnée à douze mois, à condition que la rupture ouvre droit à l'assurance chômage.

Ensuite, les deux se séparent. La loi Évin du 31 décembre 1989 oblige l'organisme assureur à vous proposer le maintien de la seule complémentaire santé, sans questionnaire médical, si vous êtes retraité, invalide ou chômeur indemnisé, avec un tarif encadré à 100 %, puis 125 %, puis 150 % de celui des actifs. La prévoyance, elle, n'est pas maintenue. Elle s'arrête à la fin de la portabilité.

La conséquence pratique. C'est exactement à ce moment qu'un contrat individuel doit prendre le relais, et c'est le moment où votre état de santé est le seul qui compte pour l'assureur. Souscrire pendant qu'on est couvert et en bonne santé coûte moins cher que souscrire après. Nous le regardons systématiquement avec les personnes en transition professionnelle, avant la fin des douze mois.

Indépendante travaillant à domicile : sans employeur pour compléter, l'arrêt de travail se traduit directement en perte de revenu

Où nous intervenons

Le cabinet est établi 32 rue Rameau à Villeneuve-d'Ascq. Nous recevons sur rendez-vous et nous nous déplaçons dans la métropole européenne de Lille : Lille, Roubaix, Tourcoing, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Lambersart, La Madeleine, Loos, Mons-en-Barœul, Lomme.

Sur la prévoyance, le rendez-vous physique a un intérêt concret : il faut lire des documents. Convention collective, notice d'information du contrat d'entreprise, bulletins de paie, et les conditions générales du contrat que vous envisagez. C'est un travail de lecture, et il se fait mieux avec les papiers sur la table.

Au-delà de la métropole, l'accompagnement se poursuit en visioconférence dans l'ensemble des Hauts-de-France. Nous sommes courtier d'assurance et intermédiaire en opérations de banque, inscrits à l'ORIAS sous le numéro 24004797.

La démarche

Quatre étapes, et la deuxième peut tout arrêter

Il arrive que la conclusion soit qu'il n'y a rien à souscrire.

Vous nous transmettez

Votre statut, votre revenu, votre convention collective si vous êtes salarié, et vos contrats existants.

Nous chiffrons l'écart réel

Indemnités de votre régime, maintien de salaire, garanties collectives. C'est ce qui reste après tout cela qu'il faut couvrir, et parfois il ne reste rien.

Nous comparons les clauses

Franchise, carence, définition de l'incapacité, exclusions, revalorisation, maintien. Traduits en euros, pas en pourcentages.

Nous mettons en place

Souscription, formalités médicales si nécessaire, et vérification de la prise d'effet avant toute résiliation d'un contrat existant.

Avis clients

5 sur 5, sur 37 avis Google

Trois d'entre eux, reproduits ici. Ils portent sur l'accompagnement du cabinet, pas sur un contrat de prévoyance en particulier : nous préférons le dire.

★★★★★

« Plus que satisfait. S'est engagé il y a presque 10 ans à me suivre, et c'est le cas. Conseils avisés, expertise et particulièrement humaine, je recommande sans hésiter ! »

Paulo H.
Local Guide · visite en juin 2024 · voir sur Google
★★★★★

« Sérieux, disponible, très réactif et professionnel ! […] Résultat, les remboursements d'impôt sont en cours ! Nous sommes rassurés, tout est rentré dans l'ordre. L'optimisation fiscale est cette fois bien réelle. […] Un grand merci. »

Séverine B.
Visite en juin 2024 · lire l'avis complet
★★★★★

« Très bien, je recommande. »

Sonia C.
Visite en juillet 2024 · voir sur Google

Ces avis sont publiés sur la fiche Google Business de FOR-U. Ils émanent de clients ayant utilisé nos services, sont datés par Google, et ne font l'objet d'aucune modération ni contrepartie de notre part. Deux d'entre eux sont reproduits sous forme d'extrait, signalé par des crochets ; le texte intégral est accessible par les liens ci-dessus. Note moyenne de 5 sur 5 pour 37 avis au 2 septembre 2026.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande sur la prévoyance

Dix-sept réponses, chacune adossée à un texte ou à un montant officiel que vous pouvez vérifier.

Combien verse la Sécurité sociale selon mon statut ?
Trois régimes différents, trois plafonds sans rapport entre eux. Un salarié du régime général perçoit 50 % de son salaire journalier de base, le salaire mensuel retenu étant plafonné à 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025 : l'indemnité journalière maximale s'établit à 42,97 € bruts pour les arrêts prescrits à compter de juillet 2026. Un artisan ou un commerçant perçoit 1/730e de son revenu annuel moyen des trois dernières années civiles, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale de 48 060 € en 2026, soit 65,84 € par jour au maximum. Une profession libérale relève du même mécanisme, mais avec un revenu retenu dans la limite de trois fois ce plafond, soit 144 180 €, ce qui porte le maximum à 197,51 € par jour. Dans les trois cas, trois jours de carence s'appliquent.
J'ai lu que les indépendants touchaient 26,33 € par jour au maximum. Est-ce exact ?
Non, et c'est l'erreur la plus répandue sur le sujet. 26,33 € n'est pas un maximum mais un plancher, et il ne concerne pas les artisans et commerçants mais les professions libérales. Il correspond à un revenu forfaitaire de 40 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 19 224 € en 2026, divisé par 730. Le maximum pour une profession libérale est au contraire de 197,51 € par jour, calculé sur trois fois le plafond. Pour un artisan ou un commerçant, le maximum est de 65,84 €. Confondre le plancher et le plafond conduit à surestimer massivement le besoin de couverture, ce qui arrange le vendeur mais fausse la décision.
Un indépendant peut-il ne rien percevoir du tout ?
Oui. Pour un artisan ou un commerçant, l'indemnité journalière est nulle si le revenu d'activité annuel moyen des trois dernières années civiles est inférieur à 4 582 €, soit 10 % du plafond moyen sur la période. Il faut par ailleurs justifier d'au moins douze mois d'affiliation continue. Un indépendant en début d'activité, ou dont le revenu a été faible sur les trois dernières années, peut donc se retrouver sans aucune indemnisation. C'est la situation la plus exposée que nous rencontrions, et elle est souvent découverte au moment de l'arrêt.
Qu'est-ce que le délai de franchise, et pourquoi est-ce le premier critère ?
C'est la période qui court à compter de l'arrêt de travail pendant laquelle le contrat ne verse rien. Quinze, trente, soixante ou quatre-vingt-dix jours selon les contrats. Il décide de la date du premier euro versé, et il pèse très lourdement sur la cotisation. La bonne franchise n'est pas la plus courte : c'est celle qui commence là où votre couverture existante s'arrête. Un cadre dont la convention collective maintient le salaire pendant quatre-vingt-dix jours n'a aucun intérêt à payer une franchise de quinze jours ; un indépendant sans filet, si.
Franchise et carence, quelle différence ?
Deux notions contractuelles que l'on confond constamment. Le délai de carence, ou délai d'attente, court à compter de la prise d'effet du contrat : pendant trois à douze mois selon les garanties, la couverture n'est pas encore acquise. Le délai de franchise court à compter du sinistre. Ni l'un ni l'autre n'est fixé par la loi en prévoyance individuelle : ce sont des stipulations contractuelles. Et il ne faut pas les confondre avec les trois jours de carence de la Sécurité sociale, qui eux sont légaux et s'appliquent à chaque arrêt.
Incapacité de quelle profession : la mienne, ou n'importe laquelle ?
C'est la clause la plus discriminante d'un contrat de prévoyance, et elle ne se voit pas sur un tableau comparatif. Une définition dite professionnelle déclenche la garantie dès l'impossibilité d'exercer votre profession. Une définition dite fonctionnelle, ou « toute profession », exige l'impossibilité d'exercer une activité rémunérée quelle qu'elle soit : elle est beaucoup plus restrictive, et deux contrats affichant le même tarif peuvent ne pas retenir la même. Pour un artisan, un chirurgien-dentiste ou un kinésithérapeute, la définition professionnelle n'est pas une option de confort.
Quelles exclusions faut-il vérifier en priorité ?
Deux, avant toutes les autres : les affections dorsales et les affections psychiques. Elles sont fréquemment exclues, limitées dans le temps, ou conditionnées à une hospitalisation ou à une intervention chirurgicale. Ce sont pourtant deux des premières causes d'arrêt de travail long. Un contrat qui les exclut n'est pas un mauvais contrat en soi, mais il n'est pas comparable à un contrat qui les couvre, et l'écart de tarif s'explique souvent entièrement par là. Nous les lisons systématiquement avant de regarder le prix.
Comment fonctionne le barème d'invalidité d'un contrat ?
Il n'a rien à voir avec les catégories de la Sécurité sociale. Le contrat retient un taux d'invalidité, généralement issu du croisement d'un taux fonctionnel et d'un taux professionnel, puis applique une règle de versement : rien en dessous d'un seuil, souvent 33 %, versement proportionnel entre ce seuil et un second palier, souvent 66 %, et rente pleine au-delà. Deux contrats qui affichent la même rente peuvent donc verser des montants très différents pour la même invalidité, selon le barème et les seuils retenus. C'est le point que nous traduisons en euros avant toute signature.
Que se passe-t-il quand la Sécurité sociale s'arrête ?
Pour un salarié, l'indemnisation est limitée à 360 jours sur une période de trois ans, sauf affection de longue durée où elle peut aller jusqu'à trois ans de date à date. Au-delà, si l'état est stabilisé, une pension d'invalidité prend le relais : 30 % du salaire annuel moyen en catégorie 1, 50 % en catégorie 2, calculés sur les dix meilleures années plafonnées au plafond annuel de la Sécurité sociale. Au 1er janvier 2026, le maximum mensuel est de 1 201,50 € en catégorie 1 et de 2 002,50 € en catégories 2 et 3. C'est ce passage de relais qui doit être couvert sans rupture par le contrat.
Les cotisations sont-elles déductibles pour un indépendant ?
Oui, dans l'enveloppe prévoyance et santé de l'article 154 bis du code général des impôts, dite Madelin. Le plafond correspond à 3,75 % du bénéfice imposable augmenté de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, sans excéder 3 % de huit fois ce plafond, soit 11 534,40 € en 2026. Pour un bénéfice de 60 000 €, cela donne 3,75 % de 60 000, soit 2 250 €, plus 7 % de 48 060 €, soit 3 364,20 €, c'est-à-dire 5 614,20 € déductibles. Cette enveloppe couvre la prévoyance, la santé et la perte d'emploi ensemble : ce qui est consommé par la mutuelle ne l'est plus par la prévoyance.
Les micro-entrepreneurs y ont-ils droit ?
Non. Le régime micro repose sur un abattement forfaitaire pour frais, réputé couvrir l'ensemble des charges de l'activité : aucune charge réelle ne peut être déduite en plus, y compris les cotisations Madelin. La déduction de l'article 154 bis suppose une imposition au régime réel. Un micro-entrepreneur peut parfaitement souscrire un contrat de prévoyance, et il en a souvent plus besoin qu'un autre, mais sans avantage fiscal. Passer au régime réel modifie le calcul, et c'est une question qui se traite avec votre comptable avant de souscrire.
Peut-on cumuler un contrat d'entreprise et un contrat individuel ?
Oui, sous une réserve importante : le total des prestations ne peut pas vous conduire à percevoir davantage que votre revenu d'activité. Les contrats prévoient une clause d'indemnisation limitée au maintien du revenu net. Payer deux garanties qui se neutralisent au moment du sinistre est donc une dépense pure. La démarche utile consiste à lire d'abord la notice d'information du contrat collectif, à identifier les postes réellement insuffisants, puis à ne souscrire qu'un complément ciblé. C'est presque toujours la franchise, la définition de l'incapacité ou la durée de la rente.
Peut-on résilier une prévoyance à tout moment comme une mutuelle ?
Non, et c'est un piège fréquent. La résiliation infra-annuelle instaurée par la loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019 ne vise que les garanties de remboursement de frais de santé. Un contrat de prévoyance individuelle reste soumis au droit commun : résiliation à l'échéance annuelle avec le préavis prévu au contrat, en application de l'article L.113-12 du code des assurances, avec le rappel d'échéance de la loi Chatel lorsqu'il s'applique. Et la loi Lemoine, souvent invoquée à tort, ne concerne que l'assurance emprunteur.
Faut-il changer de contrat quand on en trouve un moins cher ?
Rarement sans y réfléchir. Résilier une prévoyance signifie perdre l'antériorité et repasser un questionnaire de santé, avec votre état de santé d'aujourd'hui et non celui du jour de la première souscription. Une pathologie survenue entre-temps peut entraîner une exclusion, une surprime ou un refus. Sur une mutuelle, comparer chaque année ne coûte rien. Sur une prévoyance, la bonne question n'est pas « puis-je payer moins » mais « mon contrat actuel couvrirait-il vraiment mon arrêt ». Il arrive que nous conseillions de ne rien changer.
Que devient ma prévoyance si je quitte mon entreprise ?
La portabilité prévue à l'article L.911-8 du code de la sécurité sociale maintient gratuitement vos garanties santé et prévoyance pendant une durée égale à celle de votre dernier contrat de travail, arrondie au mois supérieur et plafonnée à douze mois, à condition que la rupture ouvre droit à l'assurance chômage. Ensuite, la prévoyance s'arrête. La loi Évin, elle, ne permet de maintenir que la complémentaire santé, pas la prévoyance. C'est précisément à ce moment qu'un contrat individuel doit prendre le relais, et c'est le moment où l'on y pense le moins.
Quel est le lien avec l'assurance de prêt immobilier ?
Elles se recoupent partiellement et ne remplacent pas l'une l'autre. L'assurance emprunteur prend en charge les échéances du crédit en cas d'incapacité ou d'invalidité, dans la limite de la quotité assurée. Elle ne verse aucun revenu de remplacement : elle protège la banque et votre logement, pas votre budget courant. La prévoyance fait l'inverse. Vérifier les deux ensemble évite de surassurer le crédit tout en laissant les charges quotidiennes à découvert. Voir notre page sur le changement d'assurance emprunteur.
Le bilan et le comparatif sont-ils facturés ?
Non. Rien ne vous est facturé. FOR-U est rémunéré par les organismes retenus, sous forme de commissions sur les contrats effectivement souscrits, et le montant comme le mode de calcul vous sont communiqués par écrit avant toute signature. Si vous ne souscrivez rien, nous ne percevons rien. Nous sommes courtier d'assurance inscrit au registre unique des intermédiaires sous le numéro ORIAS 24004797, vérifiable sur orias.fr.

Écrit par Thomas Reiminger, manager marketing et relation client chez FOR-U. Relu et validé par Laurent Hilaire, directeur général et fondateur, ORIAS 24004797. Mis à jour le 4 septembre 2026. Sources : articles L.113-12 et L.113-15-1 du code des assurances · articles L.911-8 et L.341-4 du code de la sécurité sociale · article L.1226-1 du code du travail · article 154 bis du code général des impôts · loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019 · loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 · montants d'indemnités journalières et de pensions publiés par l'Assurance Maladie pour 2026 · plafond annuel de la Sécurité sociale publié par l'Urssaf, 48 060 € en 2026.

Un contrat qui ne se déclenche pas ne coûte pas moins cher. Il ne sert à rien.

Quarante-cinq minutes pour vérifier votre régime réel, lire ce que votre convention couvre déjà, et comparer les six clauses qui décident du versement. Il arrive que nous n'ayons rien à proposer.

Gratuit · Sans engagement · Réponse sous 24 h ouvrées · ORIAS 24004797