
Indemnités journalières maladie 2026 : ce qui reste vraiment
L’indemnité vaut votre revenu annuel divisé par 730. Salarié ou indépendant, c’est la même formule : seuls les plafonds diffèrent, et celui de l’indépendant est le plus haut. Le vrai trou n’est pas là où on le cherche.
- Les plafonds 2026 : 41,95 € puis 42,97 € par jour
- La comparaison salarié / indépendant, refaite à revenu égal
- Ce qui manque jour par jour, carence et maintien compris
Faire calculer ce qui vous resterait
Envoyez-nous votre situation et, si vous en avez un, votre contrat de prévoyance. Nous calculons ce qui tomberait réellement pendant un arrêt, nous lisons la définition de l’incapacité et les exclusions, et nous vous disons ce qui manque.
Demande bien reçue
Un conseiller FOR-U vous rappelle sous 24 heures ouvrées. Munissez-vous si possible du décompte de l’assureur et des dates de versement des primes : c’est la répartition avant et après 70 ans qui décide de tout.
Un salarié en arrêt maladie touche 50 % de son salaire journalier de base, plafonné, et jamais avant le quatrième jour. Le salaire journalier de base est la somme des trois derniers salaires bruts divisée par 91,25. Le plafond est le point que presque tous les guides n’ont pas mis à jour : depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le salaire retenu est plafonné à 1,4 fois le SMIC, soit 2 613,82 € par mois en 2026, contre 1,8 fois auparavant. C’est le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 qui a abaissé ce plafond, et l’ancien ne vaut plus que pour les arrêts commencés avant cette date.
En pratique, l'indemnité journalière maximale est de 42,97 € bruts. Autrement dit, au-delà d'environ 2 600 € de salaire mensuel, gagner davantage ne change plus rien : l'indemnité est la même. C'est là que se creuse l'écart entre ce que vous gagnez et ce que vous toucherez, et c'est ce que la réforme de 2025 a aggravé sans que beaucoup s'en aperçoivent.
Trois jours de carence s'appliquent, sauf en affection de longue durée, en cas de reprise suivie d'une rechute, et pour les accidents du travail. La durée de versement est limitée à 360 jours sur une période de trois ans pour une maladie ordinaire, portée à trois ans en affection de longue durée.
Ce que votre convention collective prévoit compte souvent plus que la Sécurité sociale. Beaucoup de salariés sont maintenus à plein salaire pendant des semaines, d'autres ne le sont pas du tout. C'est la première chose à vérifier avant de souscrire quoi que ce soit : le calculateur ci-dessous chiffre ce qui tomberait réellement dans votre cas, et l'écart qu'il resterait à combler.
Indemnités journalières maladie : la formule, et ce qu’elle implique vraiment
Les indemnités journalières maladie obéissent à une règle simple, et à une conséquence que presque aucune page ne tire.
L’indemnité journalière est égale à la moitié du gain journalier de base. Ce gain est déterminé à partir des rémunérations des trois derniers mois, chacune retenue dans la limite de 1,4 fois le montant du salaire minimum de croissance mensuel, divisées par 91,25.
Articles R.323-4 et R.323-9 du code de la sécurité sociale, plafond fixé par le décret n° 2025-160 du 20 février 2025Ce que cette phrase implique. Trois mois de salaire valent le quart d’une année. Diviser par 91,25 puis prendre la moitié revient donc à diviser le revenu annuel par 730. C’est tout.Retenez cette division par 730 : c’est elle qui va renverser la comparaison entre salariés et indépendants, quelques sections plus bas.
Les montants maximaux en 2026
Le plafond suit le SMIC, qui a été revalorisé deux fois. Les indemnités journalières maladie plafonnent donc à deux niveaux différents selon la date de début de l’arrêt.
| Période de l’arrêt | Plafond par jour | Base de calcul |
|---|---|---|
| Du 1er avril 2025 au 31 janvier 2026 | 41,47 € | 1,4 SMIC de l’époque |
| Du 1er février au 30 juin 2026 | 41,95 € | 1,4 × 1 823,03 € |
| À compter du 1er juillet 2026 | 42,97 € | 1,4 × 1 867,02 € |
Attention aux chiffres que l’on voit circuler. On lit souvent que la réforme a fait passer le maximum « de 53,31 € à 41,95 € ». C’est inexact : le décret de 2025 l’a ramené à 41,47 €. Les 41,95 € sont venus plus tard, avec la revalorisation du SMIC de février 2026. Confondre les deux revient à attribuer à la réforme une baisse plus douce qu’elle ne l’a été.
Calculer ce qui vous reste, jour par jour
Connaître le montant de ses indemnités journalières maladie ne suffit pas. Ce qui compte, c’est ce qui tombe réellement sur le compte à la fin du mois, et cela dépend de quatre choses qu’aucun simulateur ne réunit.
- Les trois jours de carence, jamais indemnisés, et que seule une convention collective peut combler.
- Le maintien de salaire par l’employeur, qui ne démarre qu’au huitième jour et suppose un an d’ancienneté.
- Le plafond, qui tronque l’indemnité dès 2 552 € de salaire mensuel.
- La prévoyance, avec sa franchise propre, qui ne se déclenche pas au même moment que le reste.
L’outil ci-dessous les empile dans l’ordre et affiche ce qui manque à la fin. Le calcul se fait dans votre navigateur : rien n’est transmis, rien n’est enregistré.
Le calcul pas à pas, pour un salarié
Trois étapes, et un piège dans la troisième.
- Prendre les trois derniers salaires bruts, ceux des trois mois civils précédant l’arrêt.
- Plafonner chacun à 1,4 SMIC, soit 2 552,24 € pour un arrêt débutant entre février et juin 2026. Tout ce qui dépasse est ignoré.
- Diviser la somme par 91,25, puis prendre la moitié. On obtient l’indemnité journalière brute.
Le piège, c’est le mot « brut ». Les indemnités journalières maladie supportent la contribution sociale généralisée et la contribution au remboursement de la dette sociale, et elles sont imposables sauf accident du travail, maladie professionnelle ou affection de longue durée. Comparer une indemnité brute à un salaire net revient à se rassurer à bon compte.
Deux exemples, dont un au-dessus du plafond
| Salaire mensuel brut | Assiette retenue | Indemnité par jour |
|---|---|---|
| 2 000 € | 2 000 €, sous le plafond | 32,88 € |
| 2 500 € | 2 500 €, sous le plafond | 41,10 € |
| 2 552,24 € | le plafond exact | 41,95 € |
| 4 000 € | 2 552,24 €, tronquée | 41,95 € |
| 8 000 € | 2 552,24 €, tronquée | 41,95 € |
À partir de 2 552 € de salaire mensuel, l’indemnité ne bouge plus. Un cadre à 8 000 € touche exactement la même chose qu’un salarié à 2 552 € : 41,95 € par jour, soit environ 1 259 € pour un mois complet.
La majoration pour trois enfants n’existe plus
Beaucoup de guides annoncent encore qu’à compter du 31e jour, les assurés ayant au moins trois enfants à charge passent de 50 à 66,66 % du salaire journalier de base. Cette majoration a été supprimée par le décret n° 2021-428 du 12 avril 2021, qui a réécrit l’article R. 323-5 du code de la sécurité sociale. Celui-ci tient désormais en une phrase : l’indemnité journalière est égale à la moitié du revenu d’activité antérieur. Aucune majoration familiale ne s’applique plus, quel que soit le nombre d’enfants ou la durée de l’arrêt. Si un simulateur vous annonce davantage parce que vous avez trois enfants, il applique une règle abrogée depuis cinq ans.
Indépendants : la comparaison que tout le monde fait à l’envers
On lit partout qu’un indépendant serait indemnisé « trois fois moins » qu’un salarié. C’est l’inverse, et la démonstration tient en deux lignes.
L’indemnité journalière servie au travailleur indépendant est égale à 1/730 du revenu d’activité annuel moyen des trois dernières années civiles, retenu dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale.
Article D.622-3 du code de la sécurité sociale1/730 du revenu annuel. Exactement la formule du salarié, démontrée plus haut. Ce sont les mêmes indemnités, pas des régimes différents.La seule différence est le plafond. Et il n’est pas au désavantage de l’indépendant.
| Revenu annuel brut | Salarié | Indépendant | Écart |
|---|---|---|---|
| 15 000 € | 20,55 € | 20,55 € | aucun |
| 25 000 € | 34,25 € | 34,25 € | aucun |
| 30 000 € | 41,10 € | 41,10 € | aucun |
| 30 627 € | 41,95 € | 41,95 € | le plafond du salarié |
| 35 000 € | 41,95 € | 47,95 € | + 6,00 € |
| 48 060 € et au-delà | 41,95 € | 65,84 € | + 23,89 € |
Le plafond de l’indépendant est le plafond de la sécurité sociale, soit 48 060 € en 2026. Divisé par 730, cela donne 65,84 € par jour. Celui du salarié est de 1,4 SMIC, soit 41,95 €. Au-delà d’environ 30 600 € de revenu annuel, c’est donc l’indépendant qui est le mieux couvert par le régime de base, et l’écart atteint 57 % au plafond.
Deux autres idées reçues à corriger
- Le délai de carence n’est pas de sept jours. Il est de trois jours, comme pour un salarié.
- Il existe un plancher, mais pas pour tout le monde. Pour une profession libérale relevant de la CNAVPL, l’indemnité ne peut descendre sous 26,33 € par jour dès lors que le revenu annuel moyen atteint 40 % du plafond de la sécurité sociale. Un artisan ou un commerçant n’a aucun plancher : son indemnité est strictement proportionnelle, et elle tombe à zéro sous 4 582 € de revenu annuel moyen. Un salarié n’a pas non plus de plancher.
Alors où est le vrai trou de l’indépendant ?
Il est réel, il est considérable, mais il n’est pas là où on le cherche. Il n’est pas dans l’indemnité : il est dans ce qui vient par-dessus.
Tout salarié ayant une année d’ancienneté bénéficie, en cas d’absence justifiée par l’incapacité résultant de maladie ou d’accident, de 90 % de la rémunération brute pendant les trente premiers jours, puis des deux tiers pendant les trente suivants, à partir du huitième jour d’absence.
Loi n° 78-49 du 19 janvier 1978 dite de mensualisationCe que cette phrase crée. Un second étage d’indemnisation, payé par l’employeur, et qui n’existe tout simplement pas pour un indépendant.Prenons trois personnes au même revenu de 36 000 € par an, en arrêt trente jours.
| Situation | Perçu sur 2 959 € | Taux de couverture |
|---|---|---|
| Salarié, 5 ans d’ancienneté | 2 209 € | 74,7 % |
| Indépendant | 1 332 € | 45,0 % |
| Salarié de moins d’un an d’ancienneté | 1 133 € | 38,3 % |
Regardez la dernière ligne. Un salarié de moins d’un an d’ancienneté est moins bien couvert qu’un indépendant, parce qu’il n’a pas encore droit au maintien de salaire. L’écart de couverture ne vient donc pas du statut, il vient de l’existence ou non d’un second étage. C’est cette lecture-là qui permet de calibrer une prévoyance, et non une comparaison de plafonds qui part de travers.
Conditions d’ouverture et durée du versement
Avant de toucher quoi que ce soit, il faut remplir des conditions d’activité qui varient selon la durée prévisible de l’arrêt.
| Durée de l’arrêt | Condition d’activité | Durée maximale de versement |
|---|---|---|
| Moins de six mois | 150 heures sur les 3 mois précédents, ou une rémunération d’au moins 1 015 SMIC horaires sur 6 mois | 360 jours sur 3 ans |
| Plus de six mois | 600 heures sur les 12 mois précédents, ou 2 030 SMIC horaires sur 12 mois, et 12 mois d’affiliation | 3 ans |
| Affection de longue durée | selon le régime | 3 ans, renouvelables après reprise |
Le délai de 48 heures est celui qui fait perdre le plus d’argent. L’arrêt doit parvenir à la caisse dans les deux jours. Passé ce délai, la caisse adresse un avertissement, puis en cas de récidive dans les vingt-quatre mois elle réduit les indemnités de 50 % pour la période comprise entre la prescription et l’envoi. C’est une sanction automatique, sur une formalité de deux jours.
Ce qui se passe au bout de trois ans
Les indemnités journalières maladie ne sont pas éternelles. Au terme de la période maximale, ou plus tôt si l’état est stabilisé, elles s’arrêtent et laissent place à la pension d’invalidité, dont le montant se calcule tout autrement. Notre guide sur la prévoyance invalidité traite ce basculement, qui est le moment où les contrats mal calibrés se révèlent.
Combler le manque : ce qu’il faut regarder dans un contrat
Une fois le trou chiffré, reste à le boucher. Quatre paramètres décident, et le tarif n’est pas le premier.
- La franchise. Le nombre de jours avant le premier versement. Une franchise de 90 jours ne sert à rien contre une grippe ou une fracture, qui sont les arrêts les plus fréquents. Une franchise de 3 à 15 jours coûte plus cher, et c’est elle qui se déclenche vraiment.
- La base de calcul. Certains contrats garantissent un pourcentage du revenu déclaré, d’autres un montant forfaitaire fixé à la souscription. Le forfait ne suit pas votre revenu : dix ans plus tard, il peut ne plus couvrir grand-chose.
- La définition de l’incapacité. C’est la clause décisive. Un contrat qui indemnise l’impossibilité d’exercer votre profession n’a rien à voir avec un contrat qui exige l’impossibilité d’exercer toute profession. Deux contrats au même prix peuvent donner deux résultats opposés le jour de l’arrêt.
- Les exclusions. Affections dorsales et psychiques sont fréquemment exclues ou soumises à des conditions renforcées. Ce sont pourtant deux des premières causes d’arrêt long.
Pour un indépendant, la déduction fiscale ne doit pas décider. Les cotisations d’un contrat Madelin sont déductibles du bénéfice, ce qui est un vrai avantage. Mais l’enveloppe de déduction est partagée entre la prévoyance et la mutuelle, et elle n’est pas reportable : ce qui dépasse est perdu. Notre page sur le contrat Madelin détaille le calcul des trois enveloppes.
Pour les indépendants de la métropole lilloise, notre page prévoyance TNS à Lille reprend ces critères contrat par contrat.
Combien vous manquerait-il ?
Quatre étapes. L’outil empile la carence, les indemnités, le maintien de salaire et la prévoyance, puis affiche ce qui reste à votre charge.
Votre statut et votre revenu
L’arrêt
Votre situation
Votre prévoyance complémentaire
De votre rémunération au perçu réel
À revenu égal, salarié et indépendant
Une franchise de 90 jours ne sert à rien contre une fracture
La plupart des arrêts durent moins de trois semaines. Un contrat dont la franchise dépasse la durée réelle des arrêts courants ne se déclenche jamais, tout en étant payé chaque mois. C’est le premier point que nous regardons, avant même le tarif. Envoyez-nous vos conditions particulières.
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Questions fréquentes
Quel est le montant des indemnités journalières maladie en 2026 ?
Le plafond est de 41,95 € par jour pour un arrêt débutant entre le 1er février et le 30 juin 2026, puis de 42,97 € à compter du 1er juillet. L’indemnité vaut la moitié du salaire journalier de base, ce dernier étant calculé sur les trois derniers salaires bruts plafonnés chacun à 1,4 fois le SMIC mensuel, soit 2 552,24 €. Au-dessus de ce salaire, l’indemnité ne bouge plus.
Comment calculer ses indemnités journalières maladie ?
La formule officielle est : salaire journalier de base égal à la somme des trois derniers salaires bruts plafonnés, divisée par 91,25 ; puis indemnité égale à la moitié de ce montant. Il existe un raccourci exact : trois mois valant le quart d’une année, cela revient à diviser le revenu annuel brut par 730. Pour 30 000 € par an, l’indemnité est donc de 41,10 € par jour.
Combien de jours de carence avant les indemnités journalières maladie ?
Trois jours, et le versement commence au quatrième. C’est vrai pour les salariés comme pour les indépendants : le délai de sept jours que l’on lit parfois pour les indépendants n’existe plus. Contrairement à une idée très répandue, une hospitalisation ne supprime pas ce délai. L’ancien régime des artisans et commerçants, abrogé le 25 mai 2020 par le décret n° 2020-621, la ramenait de sept à trois jours en cas d’hospitalisation ou d’arrêt de plus d’une semaine : il ne l’a jamais supprimée. Les seules exceptions aujourd’hui sont la prolongation après une reprise de 48 heures au plus, les arrêts suivants d’une même affection de longue durée, l’interruption de grossesse, le premier arrêt après le décès d’un enfant de moins de 25 ans, et pour les salariés l’accident du travail, indemnisé dès le lendemain de l’arrêt. Seule une convention collective ou un contrat de prévoyance peut combler ces trois jours.
Un indépendant est-il moins bien indemnisé qu’un salarié ?
Non, c’est l’inverse au-delà d’un certain revenu. Les deux régimes appliquent la même formule, le revenu annuel divisé par 730 : à revenu égal et sous les plafonds, l’indemnité est identique au centime près. La différence tient au plafond, qui est de 1,4 SMIC pour le salarié, soit 41,95 € par jour, contre le plafond de la sécurité sociale pour l’indépendant, soit 65,84 €. Au-delà d’environ 30 600 € de revenu annuel, c’est donc l’indépendant qui est le mieux couvert par le régime de base.
Où se situe alors le désavantage réel d’un indépendant ?
Dans l’absence de maintien de salaire. La loi du 19 janvier 1978 oblige l’employeur à compléter l’indemnité à hauteur de 90 % du salaire brut pendant trente jours, puis des deux tiers, à partir du huitième jour d’arrêt, pour tout salarié justifiant d’un an d’ancienneté. Un indépendant n’a pas d’employeur. Sur un arrêt de trente jours à 36 000 € de revenu, un salarié de cinq ans d’ancienneté perçoit 74,7 % de sa rémunération, un indépendant 45 %, et un salarié de moins d’un an seulement 38,3 %.
Quelle est la réforme de 2025 sur les indemnités journalières maladie ?
Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 a abaissé le plafond de calcul de 1,8 à 1,4 fois le SMIC mensuel, à compter du 1er avril 2025. Le montant maximum est passé de 53,31 € à 41,47 € par jour. Attention aux pages qui écrivent « de 53,31 € à 41,95 € » : les 41,95 € ne viennent pas de la réforme mais de la revalorisation du SMIC de février 2026, et présenter les deux ensemble minimise la baisse réelle.
Les indemnités journalières maladie sont-elles imposables ?
Oui, elles entrent dans la catégorie des traitements et salaires et supportent la contribution sociale généralisée ainsi que la contribution au remboursement de la dette sociale. Elles sont exonérées d’impôt sur le revenu en cas d’accident du travail, de maladie professionnelle ou d’affection de longue durée. Les montants affichés partout, y compris sur cette page, sont donc des montants bruts.
Existe-t-il une majoration pour enfants à charge ?
Oui. À compter du 31e jour d’arrêt continu, les assurés ayant au moins trois enfants à charge perçoivent 66,66 % du salaire journalier de base au lieu de 50 %. Le plafond passe alors à 55,94 € par jour. Cette majoration, prévue à l’article R.323-5 du code de la sécurité sociale, n’a pas été supprimée par la réforme de 2025.
Pendant combien de temps les indemnités sont-elles versées ?
360 jours sur une période de trois ans pour les arrêts courts successifs. Pour une affection de longue durée, le versement peut atteindre trois ans de date à date. Au-delà, les indemnités s’arrêtent et laissent place à la pension d’invalidité, dont le mode de calcul est entièrement différent.
Que se passe-t-il si j’envoie mon arrêt en retard ?
L’arrêt doit parvenir à la caisse dans les 48 heures. Passé ce délai, la caisse adresse un avertissement. En cas de nouveau retard dans les vingt-quatre mois suivants, elle réduit les indemnités de 50 % pour la période comprise entre la prescription de l’arrêt et son envoi. La sanction est automatique.
Pour aller plus loin
Franchise, définition de l’incapacité et exclusions : les trois clauses qui décident le jour de l’arrêt, contrat par contrat.
ConsulterLe basculement au terme des indemnités journalières, les catégories et le calcul de la pension.
ConsulterL’enveloppe de déduction est partagée entre prévoyance et mutuelle, et ce qui dépasse est perdu. Le calcul des trois plafonds.
ConsulterUn capital reçu se vérifie, il ne se subit pas
Entre les prélèvements sociaux retenus par l’assureur, la ventilation entre les deux régimes et l’abattement déjà consommé ailleurs, l’écart entre le capital affiché et ce qui arrive sur votre compte est rarement mince. Nous refaisons le calcul, nous vérifions les délais de l’assureur, et nous vous disons ce que vous pouvez exiger.
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