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Finance verte : ce que les labels garantissent vraiment en 2026

Les deux labels français ont été refondus en 2024, et pas dans le sens qu’on croit. L’ISR exclut désormais les énergies fossiles. Greenfin a réintégré le nucléaire. Presque tout ce qui se lit encore sur le sujet décrit un état du droit qui n’existe plus.

  • Ce que chaque label garantit aujourd’hui, tableau à l’appui
  • Une grille pour vérifier le fonds qu’on vous propose
  • Les quatre questions écrites qui débusquent le greenwashing
Vérifié le 10 septembre 2026Règlements UE 2019/2088 et 2020/852Lecture 13 min
Gratuit · 45 min

Faire examiner mes fonds

Envoyez-nous les documents d’informations clés des supports qu’on vous a présentés. Nous vérifions le label, l’alignement taxonomique, les exclusions réelles et les frais, puis nous vous disons ce qui tient.

Sans engagement · Ou appelez directement le 06 50 56 18 79

Demande bien reçue

Un conseiller FOR-U vous rappelle sous 24 heures ouvrées. Munissez-vous si possible des documents d’informations clés des supports concernés : le label, la classification SFDR et la part alignée sur la taxonomie y figurent obligatoirement.

Réponse directe

Un label vert ne garantit pas ce que la plupart des épargnants croient qu'il garantit. Les deux labels français ont été refondus en 2024, dans deux directions opposées. Le référentiel V3 du label ISR, homologué par l'arrêté du 16 mai 2024, exclut désormais le charbon, les hydrocarbures non conventionnels et toute entreprise qui lance un nouveau projet d'exploration, d'exploitation ou de raffinage d'hydrocarbures, et porte la sélectivité de 20 à 30 % de l'univers d'investissement. Il s'applique aux fonds existants depuis le 1er janvier 2025.

Le label Greenfin, lui, a fait entrer l'énergie nucléaire dans ses activités vertes par l'arrêté du 8 janvier 2024, confirmé par les référentiels homologués le 20 janvier 2025 puis le 19 décembre 2025. Le nucléaire figure à l'annexe 1 du référentiel, cycle du combustible et déchets radioactifs compris, et ne figure plus à l'annexe 2 des exclusions. Conséquence directe : aucun des deux labels français ne vous garantit aujourd'hui une épargne sans nucléaire.

Les ordres de grandeur, à leur date de mesure : 1 005 fonds portent le label ISR au 31 août 2026, contre près de 1 300 avant la refonte. La Banque de France a mesuré une chute de 30 % sur le seul quatrième trimestre 2024. Greenfin reste rare, mais beaucoup plus exigeant sur la part verte de l'actif : 106 fonds, environ 36 milliards d'euros, et un référentiel qui impose 75 % des encours en activités vertes pour un fonds d'actions cotées, 90 % pour une SCPI.

Et les mentions « article 8 » ou « article 9 » ne sont pas des labels. Ce sont des rubriques de transparence du règlement européen 2019/2088, déclarées par la société de gestion elle-même, sans seuil ni contrôle préalable. La Commission européenne l'a écrit noir sur blanc en novembre 2025 : ces articles ont été « utilisés comme s'il s'agissait de labels ». Seule la taxonomie du règlement 2020/852 fournit une classification chiffrée et opposable.

TR
Écrit par Thomas ReimingerRelu par Laurent Hilaire, conseiller en gestion de patrimoine, cabinet FOR-U à Villeneuve-d’Ascq, immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 24004797. Référentiels ISR et Greenfin, textes et chiffres officiels vérifiées le 17 septembre 2026.
106fonds labellisés Greenfin, environ 36 milliards d’euros d’encours
1 005fonds ISR au 31 août 2026, après la sortie de près d’un tiers d’entre eux
22 950 €le plafond du PEAC, seul placement vert exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux
Janvier 2024le nucléaire réintègre le label Greenfin

Finance verte : ce que le mot recouvre, et ce qu’il ne garantit pas

La finance verte désigne les mécanismes qui orientent l’épargne vers des activités à effet mesurable sur l’environnement : production d’énergie décarbonée, rénovation des bâtiments, mobilité, économie circulaire, eau, biodiversité.

C’est une définition d’intention. Elle ne dit rien de ce qu’un produit financier contient réellement, et c’est précisément le problème de l’épargnant. Trois mots circulent, souvent comme des synonymes, alors qu’ils recouvrent trois périmètres différents.

  • La finance ESG pèse trois dimensions : environnement, social et gouvernance. Un fonds peut y obtenir une bonne note grâce au social et à la gouvernance, avec un bilan environnemental médiocre.
  • La finance durable est employée comme équivalent de l’ESG, sans définition légale propre.
  • La finance verte ne retient que l’environnement. C’est le périmètre le plus étroit, et le seul que le droit européen encadre par une classification chiffrée.

Ce qui a réellement changé depuis 2024. Pendant des années, le conseil habituel était : « prenez du Greenfin plutôt que de l’ISR, parce que l’ISR laisse passer le pétrole ». Ce conseil est périmé. Le référentiel ISR a été refondu, et le référentiel Greenfin aussi, chacun dans un sens différent. La section suivante détaille ce que chaque label garantit aujourd’hui, et non ce qu’il garantissait en 2023.

ISR et Greenfin : ce que la refonte de 2024 a changé

La France a deux labels publics. Les deux ont été révisés récemment, et les deux révisions vont à rebours de ce qu’on lit encore partout.

Le label ISR exclut désormais les énergies fossiles

Le nouveau référentiel s’applique aux nouveaux candidats depuis le 1er mars 2024, et à tous les fonds déjà labellisés depuis le 1er janvier 2025. Il exclut le charbon, les hydrocarbures non conventionnels, et surtout toute entreprise qui lance de nouveaux projets d’exploration, d’exploitation ou de raffinage d’hydrocarbures.

Le tri a été sévère. Environ 30 % des fonds labellisés fin 2024 ont perdu le label ou y ont renoncé plutôt que de se conformer. La liste officielle du label en recense 1 005 au 31 août 2026, contre près de 1 300 avant la refonte ; la Banque de France a mesuré une baisse de 30 % sur le seul quatrième trimestre 2024.

Le label Greenfin a réintégré le nucléaire

Depuis janvier 2024, la filière nucléaire fait partie des éco-activités éligibles au label Greenfin, cycle du combustible et gestion des déchets compris. Le critère d’exclusion antérieur, qui écartait les sociétés dont plus de 5 % de l’activité relevait du nucléaire, a été supprimé par cohérence avec la taxonomie européenne.

La conséquence, énoncée sans détour. Si vous ne voulez pas de nucléaire dans votre épargne, aucun des deux labels français ne vous le garantit aujourd’hui. Il faut lire la politique d’exclusion du fonds lui-même. Beaucoup de pages, y compris récentes, affirment encore que Greenfin exclut le nucléaire : c’était vrai jusqu’en 2023, ça ne l’est plus.

Ce que garantit chaque label français en 2026
CritèreLabel ISRLabel Greenfin
AutoritéMinistère de l’ÉconomieMinistère de la Transition écologique
Nombre de fonds1 005 au 31 août 2026106, environ 36 milliards d’euros d’encours
Charbon et fossiles non conventionnelsExclus depuis 2025Exclus, toute la chaîne de valeur
Nouveaux projets d’hydrocarburesExclus depuis 2025Exclus
NucléaireNon excluNon exclu depuis janvier 2024
Part verte de l’actifNon imposée en pourcentagePart majoritaire en éco-activités
ContrôleOrganisme certificateur indépendantEY France, Afnor Certification ou Bureau Veritas

La lecture pratique a changé de sens. Le label ISR n’est plus le label permissif : c’est le plus répandu, avec des exclusions fossiles désormais fermes. Le label Greenfin reste beaucoup plus exigeant sur la part verte de l’actif, mais il est rare, et il ne dit rien du nucléaire.

Vérifier le fonds qu’on vous propose

Un label ne suffit pas à trancher, et l’absence de label ne condamne pas. Ce qui décide, c’est un faisceau de signaux vérifiables, c’est-à-dire opposables à l’établissement qui vous vend le produit.

L’outil ci-dessous en retient cinq et les pondère selon leur force juridique, pas selon une appréciation. Il applique aussi deux règles couperet, parce que deux situations suffisent à elles seules à disqualifier une allégation verte.

  • Un fonds sans label et classé article 6 ne prend aucun engagement durable opposable.
  • Un fonds qui n’exclut pas la chaîne fossile ne peut pas être présenté comme vert, quel que soit le reste de son dossier.

Toutes les réponses figurent sur le document d’informations clés et sur la documentation précontractuelle du fonds. Si votre interlocuteur ne peut pas vous les fournir, c’est déjà une réponse.

Le calcul se fait dans votre navigateur. Rien n’est transmis, rien n’est enregistré.

Taxonomie et SFDR : les deux seuls repères opposables

Au-dessus des labels français, deux textes européens structurent la finance verte. Ce sont eux qui permettent de comparer deux fonds sur pièces.

La taxonomie : une mesure chiffrée

Une activité est durable sur le plan environnemental si elle contribue substantiellement à l’un des six objectifs environnementaux, ne cause de préjudice important à aucun des cinq autres, et respecte des garanties minimales en matière sociale et de gouvernance.

Règlement (UE) 2020/852 établissant la taxonomie européenneCe que cette phrase impose. Un pourcentage. Chaque fonds doit publier la part de son actif alignée sur la taxonomie, et ce chiffre se compare directement d’un fonds à l’autre.

Les six objectifs sont l’atténuation du changement climatique, l’adaptation à ce changement, l’usage durable de l’eau, la transition vers l’économie circulaire, la prévention de la pollution et la protection de la biodiversité. Le principe de non-préjudice important, dit DNSH, interdit de progresser sur l’un en dégradant un autre.

Un ordre de grandeur qui remet les choses en place. Très peu de fonds diversifiés dépassent 30 % d’alignement, parce que très peu d’entreprises cotées publient un chiffre d’affaires majoritairement aligné. Un fonds annonçant 20 à 30 % est déjà sérieux. Un fonds qui annonce 5 % en se présentant comme vert ne l’est pas. Et un fonds qui ne communique aucun chiffre esquive la seule question mesurable.

SFDR : une déclaration qui engage

Le règlement européen 2019/2088 classe les produits financiers en trois catégories, que l’on désigne par le numéro de leur article.

Les trois catégories du règlement SFDR
CatégorieCe qu’elle signifieCe qu’elle vaut
Article 9Le produit a un objectif d’investissement durableL’engagement le plus fort. Peu de fonds y restent.
Article 8Le produit promeut des caractéristiques environnementales ou socialesCatégorie très large, du meilleur au plus creux. Ne suffit pas à conclure.
Article 6Aucun engagement durableLe produit peut être vendu, mais il ne peut pas être présenté comme vert.

Cette classification n’est pas un label : personne ne la contrôle a priori. C’est une déclaration de la société de gestion, mais une déclaration juridiquement engageante, ce qui la distingue de l’argumentaire commercial.

Le greenwashing, et les quatre questions qui le débusquent

Le greenwashing n’est presque jamais un mensonge frontal. C’est un glissement : un nom de fonds évocateur, une plaquette illustrée de forêts, et une composition qui ne diffère guère d’un indice ordinaire.

Quatre questions écrites suffisent à faire le tri. Posez-les par courriel, pour en garder la trace.

  • Quel label, délivré par quel organisme, et à quelle date ? Un label se vérifie sur la liste publique du ministère concerné. Une mention « fonds responsable » sans certificateur ne vaut rien.
  • Quelle part de l’actif est alignée sur la taxonomie européenne ? C’est la seule question qui appelle un chiffre. L’absence de réponse est une réponse.
  • Quelle est la politique d’exclusion, poste par poste ? Charbon, pétrole et gaz conventionnels, entreprises ouvrant de nouveaux projets, nucléaire si c’est un critère pour vous.
  • Le rapport d’impact est-il audité ? Des tonnes de dioxyde de carbone évitées, des mégawattheures installés, des mètres carrés rénovés, vérifiés par un tiers. Non audité, ce document reste déclaratif.

Ce que ce guide ne fera pas. Vous donner une liste de fonds à acheter. La composition d’un fonds change, les référentiels aussi, et une liste publiée aujourd’hui serait fausse dans un an. La méthode de vérification, elle, reste valable : c’est pour cela que cette page vous donne une grille plutôt qu’un palmarès.

Par quelle enveloppe y accéder

La finance verte n’est pas une enveloppe, c’est un contenu. La question utile n’est donc pas « où trouver du vert » mais « dans quel contenant le loger », car c’est le contenant qui fixe la fiscalité.

Enveloppes permettant de loger des supports verts
EnveloppeCe qu’on peut y logerFiscalité des gains
PEACUniquement des supports labellisés ISR ou GreenfinExonération totale d’impôt et de prélèvements sociaux
Assurance vieUnités de compte labellisées, fonds obligataires vertsAbattement annuel après huit ans, prélèvements sociaux dus
PEAActions et ETF européens, dont des ETF climatExonération d’impôt après cinq ans, prélèvements sociaux dus
PERUnités de compte labelliséesVersements déductibles à l’entrée, imposition à la sortie
Compte-titresTout, dont les obligations vertes en directPrélèvement forfaitaire unique

Les obligations vertes

Une obligation verte est un emprunt dont le produit est affecté à des projets environnementaux identifiés, avec un rapport d’allocation annuel. La France émet des OAT vertes depuis 2017. Pour un particulier, l’accès direct reste marginal : on y accède en pratique par des fonds obligataires labellisés, logés dans une assurance vie ou un compte-titres.

Le point que les plaquettes passent sous silence. Acheter une obligation verte sur le marché secondaire ne finance aucun projet nouveau : vous rachetez le titre d’un autre investisseur, et l’argent va à lui, pas à l’émetteur. Le financement réel n’a lieu qu’à l’émission. Cela n’ôte rien à l’intérêt du placement, mais cela change ce qu’on peut honnêtement en dire.

Le PEAC, seul produit réglementé vert

Le plan d’épargne avenir climat est ouvert depuis le 1er juillet 2024. C’est le seul produit d’épargne réglementé français dont le contenu vert est imposé par la loi, et non par un choix de gestion.

Le PEAC en 2026
CaractéristiqueCe que prévoit le texte
Qui peut l’ouvrirToute personne de moins de 21 ans, dès la naissance
Plafond de versements22 950 €, le même que le livret A
SupportsObligatoirement labellisés ISR ou Greenfin
Fiscalité des gainsExonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux
DisponibilitéBloqué jusqu’aux 18 ans du titulaire, et tant que le plan a moins de cinq ans
FermetureClôture automatique aux 30 ans du titulaire
GestionPilotée par défaut, désensibilisée à l’approche de l’échéance

Le seul produit qui échappe aux deux impositions. L’assurance vie expose les gains aux prélèvements sociaux, même après huit ans. Le PEA aussi, même après cinq ans. Le PEAC, non : ni impôt, ni prélèvements sociaux. C’est un régime que rien d’autre n’offre aujourd’hui, et il est la vraie raison de s’y intéresser, avant même l’argument environnemental.

Le revers est l’étroitesse : moins de 21 ans, 22 950 € de plafond, et des fonds fermés jusqu’à la majorité. C’est un outil de transmission et de constitution de capital pour un enfant, pas une solution d’épargne pour un adulte. Notre guide complet du PEAC détaille les modalités d’ouverture et de gestion.

La performance : ce qu’on peut honnêtement en dire

Deux discours s’affrontent, et aucun des deux ne résiste à l’examen. « Investir vert coûte du rendement » d’un côté, « les fonds verts surperforment » de l’autre.

Ce que l’on peut affirmer sans se tromper est plus modeste, et plus utile.

  • Un fonds vert est un fonds concentré. Exclure les fossiles, c’est renoncer à un secteur entier. Certaines années ce secteur porte les indices, d’autres il les plombe. L’écart de performance suit d’abord cette exposition sectorielle, pas une vertu ou une malédiction du vert.
  • Les frais pèsent souvent plus que le label. Un fonds vert facturé 2 % par an part avec un handicap qu’aucun choix thématique ne rattrape sur longue période. Comparez les frais courants avant le discours.
  • L’horizon doit être long. Les thématiques de transition supposent des cycles d’investissement de cinq à quinze ans. Sur trois ans, la volatilité domine tout le reste.

Un chiffre à manier avec précaution. On lit souvent que le pacte vert européen représente 1 000 milliards d’euros d’investissements. Ce montant recouvre des financements publics, des garanties et des effets de levier attendus sur une décennie, pas une commande adressée aux entreprises cotées. Il indique une direction politique. Il ne prédit aucune performance de fonds.

L’intégrer sans déséquilibrer le reste

Une allocation verte se construit comme n’importe quelle allocation : à partir de votre horizon, de votre tolérance au risque et de ce que vous détenez déjà. L’ordre qui suit est celui que nous appliquons.

  • Commencer par l’enveloppe, pas par le fonds. Un excellent support dans un contenant mal choisi rend moins qu’un support moyen bien logé, après impôt.
  • Vérifier le recouvrement. Beaucoup d’épargnants détiennent déjà des fonds ISR sans le savoir, dans leur assurance vie ou leur épargne salariale. Ajouter un fonds thématique proche revient parfois à doubler la même exposition.
  • Limiter la part thématique. Un fonds sectoriel concentré n’a pas vocation à constituer le cœur d’un portefeuille, quelle que soit sa couleur.
  • Relire les exclusions chaque année. Les référentiels bougent, comme 2024 vient de le montrer deux fois. Un fonds conforme à vos critères l’an dernier ne l’est pas nécessairement encore.

Pour situer ces supports dans l’ensemble de votre patrimoine, notre comparatif assurance vie ou PER traite du choix de l’enveloppe, qui vient toujours avant celui du support.

Ce fonds est-il vraiment vert ?

Quatre étapes, cinq critères pondérés selon leur force juridique. Toutes les réponses figurent sur le document d’informations clés du fonds.

Étape 1 sur 4

Quel label porte ce fonds ?

Un label se vérifie sur la liste publique du ministère qui le délivre. Si le nom du certificateur ne vous est pas donné, considérez qu’il n’y a pas de label.

Quelle classification SFDR ?

Cette mention figure obligatoirement sur la documentation précontractuelle. C’est une déclaration juridiquement engageante pour la société de gestion, à la différence de la plaquette commerciale.

Quelle part alignée sur la taxonomie ?

Très peu de fonds diversifiés dépassent 30 %. Entre 20 et 30 %, le fonds est déjà sérieux. Si aucun chiffre ne vous est communiqué, inscrivez zéro : l’absence de réponse est une réponse.

Exclusions et rapport d’impact

Ne cochez que ce que la documentation écrit noir sur blanc. Une exclusion annoncée oralement ne vous est opposable en rien.
Solidité du dossier vert0 / 100

Le détail, critère par critère

Le label que vous avez choisi en 2023 ne dit plus la même chose

Les deux référentiels français ont bougé en 2024, chacun dans une direction différente. Un fonds retenu il y a trois ans sur le critère du nucléaire ou des énergies fossiles ne correspond peut-être plus à ce que vous vouliez. Nous relisons vos supports, poste par poste, et nous vous disons ce qui a changé.

FOR-U · GROUPE IMMOPREMIUM · courtier immatriculé ORIAS 24004797 · 32 rue Rameau, 59650 Villeneuve-d’Ascq

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la finance verte ?

La finance verte désigne les mécanismes financiers qui orientent l’épargne vers des activités à effet mesurable sur l’environnement : énergie décarbonée, rénovation, mobilité, économie circulaire, eau, biodiversité. Elle se distingue de la finance ESG, plus large, qui pèse aussi le social et la gouvernance. Seule la finance verte dispose d’une classification chiffrée en droit européen, la taxonomie du règlement 2020/852.

Le label Greenfin exclut-il encore le nucléaire ?

Non. Depuis janvier 2024, la filière nucléaire fait partie des éco-activités éligibles au label Greenfin, cycle du combustible et gestion des déchets compris. Le critère qui écartait les sociétés dont plus de 5 % de l’activité relevait du nucléaire a été supprimé, par cohérence avec la taxonomie européenne. Aucun des deux labels français ne garantit aujourd’hui l’absence de nucléaire.

Le label ISR laisse-t-il encore passer les énergies fossiles ?

Non, plus depuis le 1er janvier 2025. Le référentiel refondu exclut le charbon, les hydrocarbures non conventionnels et toute entreprise qui lance de nouveaux projets d’exploration, d’exploitation ou de raffinage d’hydrocarbures. Environ 30 % des fonds labellisés fin 2024 ont perdu le label ou y ont renoncé plutôt que de s’y conformer.

Quelle différence entre le label ISR et le label Greenfin ?

Les deux excluent désormais les énergies fossiles. Greenfin est nettement plus exigeant sur la part de l’actif consacrée aux éco-activités, mais il est rare : 106 fonds pour environ 36 milliards d’euros d’encours, contre 1 005 au 31 août 2026 fonds labellisés ISR. Ni l’un ni l’autre n’exclut le nucléaire.

Comment éviter le greenwashing ?

Posez quatre questions par écrit : quel label et délivré par quel organisme, quelle part de l’actif est alignée sur la taxonomie européenne, quelle est la politique d’exclusion poste par poste, et le rapport d’impact est-il audité par un tiers. Un fonds sérieux répond à chacune sans difficulté. L’absence de chiffre sur l’alignement taxonomique est le signal le plus parlant.

Qu’est-ce que la classification SFDR article 8 ou article 9 ?

Le règlement européen 2019/2088 classe les produits financiers en trois catégories. L’article 9 vise un objectif d’investissement durable, c’est l’engagement le plus fort. L’article 8 promeut des caractéristiques environnementales ou sociales : la catégorie est très large et ne suffit pas à conclure. L’article 6 ne prend aucun engagement durable. Cette classification n’est pas contrôlée a priori, mais elle engage juridiquement la société de gestion.

Qu’est-ce que le PEAC et à qui s’adresse-t-il ?

Le plan d’épargne avenir climat est ouvert depuis le 1er juillet 2024 aux personnes de moins de 21 ans. Le plafond de versements est de 22 950 €, les supports doivent être labellisés ISR ou Greenfin, et les gains sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les fonds sont bloqués jusqu’aux 18 ans du titulaire et tant que le plan a moins de cinq ans, et le plan se clôture automatiquement à 30 ans.

La finance verte est-elle moins rentable ?

Ni moins ni plus, mécaniquement. Un fonds vert est un fonds concentré : exclure les énergies fossiles revient à renoncer à un secteur entier, qui porte les indices certaines années et les pèse d’autres. L’écart de performance suit cette exposition sectorielle. En pratique, les frais courants pèsent souvent davantage que le choix thématique lui-même : comparez-les avant tout argumentaire.

Faut-il un label pour qu’un fonds soit vert ?

Pas nécessairement, mais l’absence de label prive du seul signal contrôlé par un tiers indépendant. Un fonds sans label peut rester crédible s’il est classé article 9, publie un alignement taxonomique significatif et documente ses exclusions. En revanche, un fonds sans label et classé article 6 ne prend aucun engagement durable opposable : l’allégation verte ne repose alors que sur la communication commerciale.

Un label n’est pas une garantie, c’est un point de départ

Deux référentiels ont bougé en 2024, dans deux directions opposées, et la plupart des documentations n’ont pas suivi. Nous relisons vos supports, nous vérifions ce que chaque label garantit aujourd’hui, et nous vous disons ce qui correspond encore à ce que vous vouliez.

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