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Amortissement LMNP · 2026

Amortissement LMNP : aucune durée n’est officielle

Contrairement à ce qu’on lit partout, aucune durée n’est fixée par la loi : on amortit par composants. Le calcul, l’exemple chiffré, et la réforme 2025 qui réintègre les amortissements dans la plus-value.

  • Pourquoi aucune durée n’est légale (par composants)La vérité
  • Le calcul et un exemple chiffré completLe calcul
  • Le plafonnement et le report sans limiteLes règles
  • La réforme 2025 sur la plus-value à la reventeRéforme 2025
Art. 39 C et 150 VB du CGI citésRéforme LF 2025 vérifiéeORIAS 24004797
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La plupart des guides se trompent sur la durée. Ils annoncent « 25 » ou « 30 ans » comme si c’était la loi. C’est faux : aucune durée n’est réglementaire, on amortit par composants. Et presque aucun n’explique la réforme 2025 sur la plus-value.

TR
Écrit par Thomas Reiminger Relu par Laurent Hilaire, conseiller, cabinet FOR-U à Villeneuve-d’Ascq, immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 24004797. Mis à jour le 15 septembre 2026.
Réponse directe

Il n’existe aucune durée d’amortissement légale en LMNP. Contrairement à ce qu’affichent la plupart des guides, aucun texte ne fixe « 25 ans » ou « 30 ans ». On amortit par composants, chacun sur sa durée réelle d’usage (art. 39 C du CGI, plan comptable art. 311-2) : le gros œuvre sur plusieurs décennies, la toiture et les installations sur quinze à trente ans, le mobilier sur cinq à dix ans. Le terrain, lui, ne s’amortit jamais.

Nouveauté 2026 décisive : depuis la loi de finances 2025 (article 84, modifiant l’article 150 VB du code général des impôts), les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value pour les ventes réalisées à compter du 15 février 2025. Autrement dit, l’économie d’impôt obtenue pendant la location se paie en partie à la revente. Ça ne condamne pas le LMNP, mais ça change l’arbitrage.

  • Régime réel uniquement : l’amortissement est impossible au micro-BIC (qui applique déjà un abattement de 50 %)
  • Par composants : pas une durée unique, mais une durée d’usage par poste, du gros œuvre au mobilier
  • Terrain : jamais amortissable, on en sort la quote-part (souvent 10 à 20 % du prix)
  • Plafonnement : l’amortissement ne peut pas créer de déficit ; il est limité au loyer net des autres charges
  • Report : l’amortissement non déduit est reportable sans limite de durée (à ne pas confondre avec le déficit BIC, lui reportable dix ans)
  • Revente 2025 : les amortissements réintègrent la plus-value imposable
0 durée légale aucun texte ne fixe de durée : on amortit par composants selon l’usage réel
réel l’amortissement n’existe qu’au régime réel, jamais au micro-BIC
15 févr. 2025 depuis cette date, les amortissements réintègrent la plus-value à la revente
sans limite l’amortissement plafonné se reporte sans limite de durée

L’amortissement, le principal levier fiscal du LMNP

L’amortissement est une charge comptable sans décaissement : chaque année, on déduit une fraction de la valeur du bien et du mobilier, censée représenter leur usure. Cette charge réduit le résultat imposable de votre activité de loueur meublé, souvent jusqu’à l’annuler pendant des années. C’est ce qui rend le LMNP au réel si efficace : des loyers encaissés, très peu ou pas d’impôt dessus. Encore faut-il calculer l’amortissement correctement.

Amortir suppose le régime réel (le micro-BIC est exclu)

On ne peut amortir qu’au régime réel. Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes et interdit toute déduction de charges réelles, amortissement compris. Dès que vos charges et amortissements dépassent cet abattement, le réel devient plus intéressant. C’est presque toujours le cas dès qu’il y a un crédit et un bien récent ou rénové.

Pourquoi aucune durée n’est officielle : l’amortissement par composants

C’est le point que la plupart des sites présentent de travers. Il n’existe aucune durée d’amortissement fixée par la loi pour l’immobilier locatif meublé. L’article 39 C du code général des impôts et le plan comptable (art. 311-2) imposent d’amortir chaque composant sur sa durée normale d’utilisation. On décompose donc le bien, et chaque poste suit sa propre durée d’usage.

ComposantDurée d’usage indicativePart indicative du bâti
Gros œuvre40 à 75 ans≈ 40 à 50 %
Toiture, façade20 à 30 ans≈ 10 à 20 %
Installations techniques15 à 20 ans≈ 15 %
Agencements intérieurs10 à 15 ans≈ 15 %
Mobilier5 à 10 ansselon inventaire

Ces durées et pourcentages sont indicatifs, pas réglementaires : c’est la durée réelle d’usage qui prime, et un expert-comptable la justifie au cas par cas. Méfiez-vous des guides qui donnent une durée unique comme si elle était gravée dans la loi. Et n’oubliez pas de sortir la quote-part de terrain (souvent 10 à 20 % du prix) : le terrain ne s’use pas, il ne s’amortit pas.

Comment calculer son amortissement : un exemple

Prenons un appartement acheté 200 000 € frais inclus, dont 15 % de terrain, soit 170 000 € de bâti amortissable, plus 8 000 € de mobilier. On ventile le bâti par composants selon leurs durées, on amortit le mobilier sur sept ans. La dotation annuelle des premières années tourne alors autour de 5 000 à 6 000 €, à laquelle s’ajoutent les autres charges (intérêts d’emprunt, taxe foncière, gestion). Résultat courant : un résultat imposable proche de zéro pendant plusieurs années, donc des loyers peu ou pas fiscalisés.

Le plafonnement : l’amortissement ne crée pas de déficit

La règle, posée par l’article 39 C, II du code général des impôts, est simple : l’amortissement déductible ne peut pas dépasser le loyer net des autres charges. Il ne peut donc pas créer de déficit. Concrètement, l’amortissement ramène le résultat à zéro, jamais en négatif.

La fraction d’amortissement non déduite à cause de ce plafond n’est pas perdue : elle est reportable sans limite de durée sur les exercices bénéficiaires suivants. Attention à une erreur fréquente, y compris sur des sites de référence : ce report d’amortissement n’a rien à voir avec le déficit BIC ordinaire, lui reportable seulement dix ans. L’excédent d’amortissement, lui, ne se périme pas.

Réforme 2025 : les amortissements réintégrés dans la plus-value

C’est le changement que presque aucun guide n’explique vraiment. L’article 84 de la loi de finances pour 2025 a modifié l’article 150 VB du code général des impôts : pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025, les amortissements que vous avez déduits viennent minorer le prix d’acquisition retenu pour calculer la plus-value. Mécaniquement, la plus-value imposable augmente d’autant.

Deux précisions importantes. D’une part, la mesure vise aussi les amortissements pratiqués avant 2025 : ce n’est pas limité aux dotations récentes. D’autre part, le régime des plus-values des particuliers reste par ailleurs inchangé : les abattements pour durée de détention s’appliquent toujours (exonération d’impôt sur le revenu au bout de vingt-deux ans, de prélèvements sociaux au bout de trente ans).

Certaines résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD) seraient exclues de cette réintégration selon plusieurs sources professionnelles, mais le périmètre exact reste à confirmer au texte : c’est un point à vérifier avec votre conseiller avant toute décision de vente. La règle générale, elle, est claire : sur un LMNP classique, amortir réduit l’impôt pendant la location et augmente la plus-value à la revente.

Amortir à fond ou pas ? L’arbitrage patrimonial

Depuis la réforme, la vraie question n’est plus « comment amortir le plus », mais « amortir a-t-il encore un sens dans mon cas, et pour combien de temps vais-je garder le bien ». Un investisseur qui compte revendre à moyen terme ne raisonne plus comme celui qui transmet à ses enfants. D’autres montages (SCI à l’impôt sur les sociétés, démembrement) peuvent alors devenir pertinents.

C’est exactement le calcul qu’un cabinet de gestion de patrimoine fait avec vous : le gain fiscal annuel de l’amortissement face à son coût à la revente, selon votre horizon. Chez FOR-U, à Villeneuve-d’Ascq (ORIAS 24004797), le premier échange est gratuit : on chiffre votre LMNP dans la durée, revente comprise, avant que vous ne signiez quoi que ce soit.

Amortir à fond ou pas ? Faites chiffrer votre LMNP sur la durée

Depuis la réforme 2025, l’amortissement se décide en fonction de votre horizon : le gain fiscal annuel face au coût à la revente. Envoyez-nous votre projet ou votre bien : on chiffre le LMNP dans la durée, revente comprise, avant toute décision.

FOR-U · GROUPE IMMOPREMIUM · courtier immatriculé ORIAS 24004797 · 32 rue Rameau, 59650 Villeneuve-d’Ascq

Questions fréquentes

Quelle est la durée d’amortissement d’un bien en LMNP ?

Aucune durée légale unique n’existe. On amortit par composants selon leur durée réelle d’usage : gros œuvre sur 40 à 75 ans, toiture et installations sur 15 à 30 ans, agencements sur 10 à 15 ans, mobilier sur 5 à 10 ans. Ces durées sont indicatives, justifiées au cas par cas.

L’amortissement en LMNP est-il obligatoire ?

Non, mais il n’a d’intérêt qu’au régime réel, où il constitue le principal levier pour effacer l’impôt sur les loyers. Au micro-BIC, il n’existe pas (l’abattement de 50 % en tient lieu).

Peut-on amortir un bien ancien ou déjà loué ?

Oui. L’amortissement se calcule sur la valeur du bien à son entrée dans votre patrimoine locatif meublé, ancien compris. On ventile alors par composants et on sort la quote-part de terrain.

L’amortissement peut-il créer un déficit ?

Non. L’article 39 C du code général des impôts plafonne l’amortissement déductible au loyer net des autres charges : il ramène le résultat à zéro, jamais en négatif. La part non déduite est reportable sans limite de durée.

Que deviennent les amortissements à la revente ?

Depuis la loi de finances 2025 (article 84, article 150 VB du CGI), pour les ventes réalisées à compter du 15 février 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value, y compris ceux pratiqués avant 2025. La plus-value imposable augmente donc d’autant.

Faut-il encore investir en LMNP après la réforme 2025 ?

Oui, le LMNP au réel reste efficace pendant la location. Mais l’arbitrage change selon votre horizon : si vous comptez revendre à moyen terme, le coût de la réintégration doit être chiffré face au gain fiscal annuel. C’est une décision à prendre avec un conseiller.

Amortissement au micro-BIC ou au réel ?

Au réel uniquement. Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 50 % et interdit toute déduction de charges réelles. Dès que vos charges et amortissements dépassent cet abattement, le réel est plus avantageux.

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