
Tous les contrats du marché sont « responsables ». Cela veut dire qu'ils couvrent tous la même base obligatoire, et qu'ils ont tous l'interdiction de rembourser les mêmes choses. Ce qui les distingue tient dans quatre lignes des conditions générales, et jamais dans le tarif d'appel.
Nous partons de vos dépenses de santé réelles de l'an dernier, pas d'un profil type. Rappel sous 24 h ouvrées.
Demande bien reçue
Un conseiller FOR-U vous rappelle sous 24 heures ouvrées. Le plus utile à préparer : le relevé de vos remboursements de l'an dernier, disponible sur votre compte ameli. C'est lui qui dit ce que vous consommez réellement, et donc ce qu'il faut couvrir.
Vous lirez partout des fourchettes à quatre chiffres. La statistique publique dit autre chose, et elle est plus utile.
La DREES publie chaque année les comptes de la santé. Dans l'édition 2025, portant sur l'année 2024, le reste à charge des ménages après intervention de la Sécurité sociale, de l'État et des organismes complémentaires s'élève à 20,0 milliards d'euros, soit 7,8 % de la consommation de soins et de biens médicaux. Rapporté à la population, cela représente 292 € par habitant en 2024, contre 276 € en 2023.
Pourquoi cette moyenne ne doit pas vous rassurer. 292 € est une moyenne sur toute la population, y compris ceux qui n'ont rien dépensé. Ce qui compte est la dispersion, et la DREES la donne poste par poste : le taux de reste à charge atteint 17,4 % sur les dispositifs médicaux, 12,6 % sur les médicaments en ambulatoire et 11,7 % sur les soins ambulatoires, alors qu'il est très faible à l'hôpital. Une année sans lunettes ni prothèse coûte presque rien. Une année avec les deux coûte beaucoup. C'est sur cette asymétrie que se joue le choix d'un contrat, pas sur une moyenne.
La DREES note aussi que le reste à charge a augmenté en 2024, notamment du fait du doublement des franchises et des participations forfaitaires intervenu cette année-là. Ces sommes-là, précisément, sont celles qu'aucun contrat n'a le droit de vous rembourser. C'est l'objet de l'outil plus bas.
Sur les tarifs, nous n'en publions aucun, et pas par prudence commerciale : il n'existe aucune statistique publique du prix moyen d'une complémentaire santé par région ou par département. Ni la DREES, ni la Direction de la sécurité sociale, ni l'Assurance Maladie n'en diffusent. Les « prix moyens à Lille » que vous trouverez ailleurs viennent de comparateurs, sans valeur statistique.
Presque tous les contrats du marché le sont, parce qu'il ouvre droit à une taxe réduite. Leur base est donc identique.
| Le poste | Ce que dit le texte | Ce que cela change pour vous |
|---|---|---|
| Ticket modérateur | Prise en charge obligatoire | Sur la quasi-totalité des soins |
| Forfait journalier hospitalier | Obligatoire, sans limite de durée | Un long séjour ne peut pas vous être opposé |
| Paniers 100 % Santé | Pris en charge intégralement | Optique, dentaire, aides auditives |
| Participation forfaitaire et franchises | Remboursement interdit | Jusqu'à 100 € par an à votre charge, quel que soit le contrat |
| Majorations hors parcours de soins | Remboursement interdit | Consulter sans passer par le médecin traitant coûte |
| Monture optique | 100 € au maximum | Une monture plus chère reste à votre charge au-delà |
| Renouvellement optique | Une fois tous les 2 ans | Sauf moins de 16 ans ou évolution de la vue |
| Aides auditives | 1 700 € par oreille, tous financements confondus | Par période de 4 ans |
| Médecin non adhérent à l'OPTAM | Dépassements pris en charge à 100 % du tarif au maximum | Et au moins 20 points en dessous de ce qui est versé pour un médecin adhérent |
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Base légale : articles L.871-1 et R.871-2 du code de la sécurité sociale. Un intermédiaire qui vous promettrait de rembourser une franchise médicale vous vendrait un contrat non responsable, donc plus lourdement taxé, donc plus cher.
Calcul dans votre navigateur, aucune donnée transmise. Ces montants sont fixés par la loi, pas par un assureur.
Votre consommation de soins sur une année
Quatre postes seulement, ceux qui déclenchent la participation forfaitaire et les franchises médicales. Le reste de vos dépenses est remboursable ; celles-ci ne le sont jamais.
Sont exonérés de ces sommes les moins de 18 ans, les femmes enceintes à partir du sixième mois, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l'aide médicale de l'État, ainsi que les soins liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
Il dit ce que vous avez réellement consommé l'an dernier. Sans lui, on choisit un contrat pour un profil type qui n'est pas le vôtre.
Il est réel, il est obligatoire, et il est systématiquement présenté de façon trompeuse.
Le 100 % Santé garantit un reste à charge nul sur trois postes : les prothèses dentaires, l'optique et les aides auditives. Tout contrat responsable doit le prendre en charge intégralement. Le dispositif s'est déployé par étapes : l'optique et une partie du dentaire au 1er janvier 2020, le panier dentaire complet et l'audiologie au 1er janvier 2021. Il n'est donc pleinement en vigueur que depuis 2021, et non 2020 comme on le lit très souvent.
La limite que la publicité ne dit pas. Le reste à charge zéro ne vaut qu'à l'intérieur du panier concerné. Une monture hors panier, un verre à traitement particulier, un implant hors nomenclature ou un appareil auditif de gamme supérieure retombent dans le droit commun de votre contrat, avec ses plafonds : 100 € pour la monture, une paire tous les deux ans, 1 700 € par oreille. C'est exactement là que les contrats se distinguent, et c'est ce que nous comparons.
Autrement dit : le 100 % Santé rend inutile de comparer les contrats sur le panier de base, puisqu'ils y sont tous identiques par obligation. Il rend en revanche plus important de les comparer sur ce qui dépasse ce panier, puisque c'est le seul endroit où ils diffèrent encore.
Puisque le socle est identique partout, la comparaison se joue ailleurs. Voici où, dans cet ordre.
En optique et en dentaire hors 100 % Santé, en euros et non en pourcentages de la base de remboursement. Un « 300 % BR » ne veut rien dire tant qu'on n'a pas traduit ce que cela donne sur une couronne réelle.
Selon que le praticien adhère ou non à l'OPTAM. Le contrat responsable impose un écart d'au moins 20 points entre les deux : sur un chirurgien en secteur 2, la différence de reste à charge est considérable.
Aucun texte ne les impose ni ne les interdit : ce sont des clauses contractuelles, fréquentes en optique, dentaire, maternité et aides auditives. Elles ne peuvent pas porter sur le socle responsable, mais elles peuvent porter sur tout le reste.
Comment la cotisation évolue avec l'âge et dans le temps. Un tarif d'appel attractif suivi de révisions annuelles fortes coûte plus cher sur cinq ans qu'un tarif stable légèrement supérieur.
La possibilité d'être ayant droit du contrat collectif de votre conjoint, qui est un cas de dispense reconnu et qui fait économiser une cotisation entière. C'est la première chose que nous vérifions.
Le tarif mensuel. Non par principe, mais parce que deux contrats qui n'ont ni les mêmes carences ni le même traitement des dépassements ne sont pas comparables, quel que soit leur prix.
Avant de comparer des contrats, il faut savoir ce que votre statut vous donne déjà.
| Votre statut | Ce qui est obligatoire | Depuis quand, et quelle part employeur |
|---|---|---|
| Salarié du secteur privé | Contrat collectif obligatoire | 1er janvier 2016, employeur au moins 50 % |
| Fonction publique d'État | Adhésion obligatoire | Déploiement depuis le 1er janvier 2025, employeur 50 % |
| Fonction publique territoriale | Participation employeur obligatoire, adhésion facultative | 1er janvier 2026 pour la santé |
| Fonction publique hospitalière | Participation employeur | 1er janvier 2027, au moins 50 % |
| Travailleur indépendant | Aucune obligation | Cotisations déductibles en Madelin, hors micro-entreprise |
| Retraité | Aucune obligation | Maintien possible du contrat d'entreprise au titre de la loi Évin |
| Sous condition de ressources | Complémentaire santé solidaire | Gratuite ou avec participation plafonnée à 1 € par jour |
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Sur la fonction publique, une précision utile parce qu'elle est presque toujours mal restituée : dans la territoriale, la participation de l'employeur à la santé est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, mais l'adhésion de l'agent reste facultative. Ce n'est pas une complémentaire obligatoire. Et les contrats collectifs obligatoires en prévoyance n'y interviendront qu'au 1er janvier 2029. Base : ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 et ses textes d'application.
Si vous êtes éligible à la complémentaire santé solidaire, nous vous le dirons. Régie par les articles L.861-1 et suivants du code de la sécurité sociale, elle couvre le ticket modérateur, le forfait journalier sans limite de durée et les paniers sans reste à charge, avec dispense d'avance de frais et interdiction des dépassements d'honoraires. Elle est gratuite sous un plafond de ressources, et payante au-delà avec une participation modulée selon l'âge, plafonnée par la loi à un euro par jour et par personne. Aucun contrat du marché ne fera mieux. Nous n'y gagnons rien, et c'est précisément pour cela que nous le disons.
Presque toutes les pages du secteur citent la mauvaise loi. Ce n'est pas anodin, parce que les deux n'ont pas le même champ.
Vous lirez très souvent que « la loi Lemoine permet de résilier sa mutuelle à tout moment ». C'est faux : la loi Lemoine du 28 février 2022 ne concerne que l'assurance emprunteur. Le texte applicable à la complémentaire santé est la loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019, précisée par le décret n° 2020-1438 du 24 novembre 2020, applicable depuis le 1er décembre 2020.
C'est la différence majeure avec la prévoyance, où résilier signifie perdre l'antériorité et repasser un questionnaire de santé. Sur une mutuelle, comparer chaque année ne coûte rien. Sur une prévoyance, cela se réfléchit.
Deux sujets sur lesquels les pages du secteur promettent plus que ce que le droit permet.
Les réseaux de soins sont des conventions entre organismes complémentaires et professionnels de santé, encadrées par la loi n° 2014-57 du 27 janvier 2014, dite loi Le Roux. Ils permettent des tarifs négociés et des remboursements majorés chez les professionnels adhérents. Trois limites méritent d'être connues : la modulation du remboursement selon l'appartenance au réseau est interdite pour les médecins, le nombre d'adhérents ne peut être limité sauf en optique, et votre libre choix du praticien reste entier.
En pratique, un réseau national dense mais absent de votre quartier ne vous apporte rien. C'est un critère à vérifier sur votre adresse, pas sur une carte de France, et c'est un point que nous contrôlons avant de proposer quoi que ce soit.
Le tiers payant n'est pas généralisé. La généralisation prévue par la loi du 26 janvier 2016 n'a jamais abouti : le Conseil constitutionnel a censuré l'obligation portant sur la part complémentaire dans sa décision du 21 janvier 2016, et l'échéance de 2017 a été abandonnée. Le tiers payant sur la part obligatoire reste imposé pour certains publics : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l'aide médicale de l'État, patients en affection de longue durée pour les soins liés, maternité à partir du sixième mois, accidents du travail et maladies professionnelles, actes de prévention et de dépistage organisés. Hors ces cas, c'est une faculté du professionnel, pas un droit.
La complémentaire santé ne couvre que la dépense. Le reste du besoin se traite ailleurs.
La page principale de cette catégorie : ce que verse réellement la Sécurité sociale en arrêt de travail, et pourquoi le plafond de 42,97 € par jour change tout.
Voir la page principaleArrêt de travail, invalidité, décès. Là où la mutuelle rembourse une dépense, la prévoyance remplace un revenu qui s'arrête.
Voir la prévoyancePour les indépendants, dont l'indemnité journalière plafonne à 65,84 € et que personne ne vient compléter.
Voir la prévoyance TNSL'enveloppe de déduction de l'article 154 bis du CGI, son plafond de 11 534 € en 2026, et l'exclusion des micro-entrepreneurs.
Voir le contrat MadelinNotre rôle, notre rémunération et le périmètre exact de notre inscription à l'ORIAS, ainsi que nos autres contrats.
Voir la page courtierLe détail de la procédure, les délais et les pièces, sur notre guide dédié à la résiliation.
Voir le guideLe cabinet est établi 32 rue Rameau à Villeneuve-d'Ascq. Nous recevons sur rendez-vous et nous nous déplaçons dans la métropole européenne de Lille : Lille, Roubaix, Tourcoing, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Lambersart, La Madeleine, Loos, Mons-en-Barœul, Lomme.
Sur la complémentaire santé, l'ancrage local sert à une chose précise : vérifier que le réseau de soins de votre contrat compte des opticiens, des dentistes et des audioprothésistes dans votre quartier. Un réseau national qui s'arrête à la porte de votre commune ne vous rapporte rien.
Au-delà de la métropole, l'accompagnement se poursuit en visioconférence dans l'ensemble des Hauts-de-France. Nous sommes courtier d'assurance et intermédiaire en opérations de banque, inscrits à l'ORIAS sous le numéro 24004797.
Pas d'un profil type, pas d'un questionnaire de trois cases.
Le relevé de vos remboursements de l'an dernier, disponible sur votre compte ameli, et vos garanties actuelles.
Éligibilité à la complémentaire santé solidaire, possibilité d'être ayant droit du contrat de votre conjoint, dispense d'affiliation. Parfois, il n'y a rien à souscrire.
Sur les quatre lignes qui distinguent réellement : niveau au-delà du panier, traitement des dépassements, carences, révision tarifaire.
Souscription et résiliation de l'ancien contrat, que la loi met à la charge du nouvel organisme, avec vérification de la continuité.
Trois d'entre eux, reproduits ici. Ils portent sur l'accompagnement du cabinet, pas sur un contrat de complémentaire santé en particulier : nous préférons le dire.
« Plus que satisfait. S'est engagé il y a presque 10 ans à me suivre, et c'est le cas. Conseils avisés, expertise et particulièrement humaine, je recommande sans hésiter ! »
« Sérieux, disponible, très réactif et professionnel ! […] Résultat, les remboursements d'impôt sont en cours ! Nous sommes rassurés, tout est rentré dans l'ordre. L'optimisation fiscale est cette fois bien réelle. […] Un grand merci. »
Ces avis sont publiés sur la fiche Google Business de FOR-U. Ils émanent de clients ayant utilisé nos services, sont datés par Google, et ne font l'objet d'aucune modération ni contrepartie de notre part. Deux d'entre eux sont reproduits sous forme d'extrait, signalé par des crochets ; le texte intégral est accessible par les liens ci-dessus. Note moyenne de 5 sur 5 pour 37 avis au 2 septembre 2026.
Dix-sept réponses, chacune adossée à un texte ou à un chiffre officiel que vous pouvez vérifier.
Écrit par Thomas Reiminger, manager marketing et relation client chez FOR-U. Relu et validé par Laurent Hilaire, directeur général et fondateur, ORIAS 24004797. Mis à jour le 4 septembre 2026. Sources : articles L.113-15-2 du code des assurances · L.221-10-2 du code de la mutualité · L.861-1 et suivants, L.862-4, L.871-1, R.871-2, L.911-7 et L.932-21-2 du code de la sécurité sociale · article 154 bis du code général des impôts · loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 · loi n° 2014-57 du 27 janvier 2014 dite loi Le Roux · loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019 et décret n° 2020-1438 du 24 novembre 2020 · ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 · décision du Conseil constitutionnel n° 2015-727 DC du 21 janvier 2016 · DREES, Les dépenses de santé en 2024, édition 2025.
Trente minutes suffisent pour lire vos dépenses réelles, vérifier vos droits et comparer là où la comparaison a un sens. Il arrive que la conclusion soit de ne rien changer.
Gratuit · Sans engagement · Réponse sous 24 h ouvrées · ORIAS 24004797