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Mutuelle santé à Lille

Tous les contrats du marché sont « responsables ». Cela veut dire qu'ils couvrent tous la même base obligatoire, et qu'ils ont tous l'interdiction de rembourser les mêmes choses. Ce qui les distingue tient dans quatre lignes des conditions générales, et jamais dans le tarif d'appel.

  • Le vrai reste à charge, chiffré par la statistique publique
  • Ce qu'aucun contrat n'a le droit de vous rembourser, et pourquoi
  • Où s'arrête exactement le 100 % Santé
  • Si vous avez droit à la complémentaire santé solidaire, nous vous le dirons
5/5 · 37 avis Google5/5 · 37 avis Sans engagement Lille et Hauts-de-FranceHauts-de-France
Gratuit · 30 min

Faire comparer votre complémentaire

Nous partons de vos dépenses de santé réelles de l'an dernier, pas d'un profil type. Rappel sous 24 h ouvrées.

Sans engagement · Ou appelez directement le 06 50 56 18 79

Demande bien reçue

Un conseiller FOR-U vous rappelle sous 24 heures ouvrées. Le plus utile à préparer : le relevé de vos remboursements de l'an dernier, disponible sur votre compte ameli. C'est lui qui dit ce que vous consommez réellement, et donc ce qu'il faut couvrir.

Reste à charge moyen292 € par habitant, DREES 2024Part de la consommation de soins7,8 % financée par les ménagesParticipation forfaitaire2 € plafonnée à 50 € par anFranchises médicales50 € par an jamais remboursablesMonture optique100 € maximum une fois tous les 2 ansAides auditives1 700 € par oreille par période de 4 ans100 % Santé3 postes optique, dentaire, auditionPart employeur50 % minimum salariés du privéReste à charge moyen292 € par habitant, DREES 2024Part de la consommation de soins7,8 % financée par les ménagesParticipation forfaitaire2 € plafonnée à 50 € par anFranchises médicales50 € par an jamais remboursablesMonture optique100 € maximum une fois tous les 2 ansAides auditives1 700 € par oreille par période de 4 ans100 % Santé3 postes optique, dentaire, auditionPart employeur50 % minimum salariés du privé
Le chiffre officiel

Ce qui reste vraiment à votre charge

Vous lirez partout des fourchettes à quatre chiffres. La statistique publique dit autre chose, et elle est plus utile.

La DREES publie chaque année les comptes de la santé. Dans l'édition 2025, portant sur l'année 2024, le reste à charge des ménages après intervention de la Sécurité sociale, de l'État et des organismes complémentaires s'élève à 20,0 milliards d'euros, soit 7,8 % de la consommation de soins et de biens médicaux. Rapporté à la population, cela représente 292 € par habitant en 2024, contre 276 € en 2023.

Pourquoi cette moyenne ne doit pas vous rassurer. 292 € est une moyenne sur toute la population, y compris ceux qui n'ont rien dépensé. Ce qui compte est la dispersion, et la DREES la donne poste par poste : le taux de reste à charge atteint 17,4 % sur les dispositifs médicaux, 12,6 % sur les médicaments en ambulatoire et 11,7 % sur les soins ambulatoires, alors qu'il est très faible à l'hôpital. Une année sans lunettes ni prothèse coûte presque rien. Une année avec les deux coûte beaucoup. C'est sur cette asymétrie que se joue le choix d'un contrat, pas sur une moyenne.

La DREES note aussi que le reste à charge a augmenté en 2024, notamment du fait du doublement des franchises et des participations forfaitaires intervenu cette année-là. Ces sommes-là, précisément, sont celles qu'aucun contrat n'a le droit de vous rembourser. C'est l'objet de l'outil plus bas.

Sur les tarifs, nous n'en publions aucun, et pas par prudence commerciale : il n'existe aucune statistique publique du prix moyen d'une complémentaire santé par région ou par département. Ni la DREES, ni la Direction de la sécurité sociale, ni l'Assurance Maladie n'en diffusent. Les « prix moyens à Lille » que vous trouverez ailleurs viennent de comparateurs, sans valeur statistique.

Le socle commun

Le contrat responsable : ce qu'il impose, ce qu'il interdit

Presque tous les contrats du marché le sont, parce qu'il ouvre droit à une taxe réduite. Leur base est donc identique.

Obligations, interdictions et plafonds du contrat responsable
Le posteCe que dit le texteCe que cela change pour vous
Ticket modérateurPrise en charge obligatoireSur la quasi-totalité des soins
Forfait journalier hospitalierObligatoire, sans limite de duréeUn long séjour ne peut pas vous être opposé
Paniers 100 % SantéPris en charge intégralementOptique, dentaire, aides auditives
Participation forfaitaire et franchisesRemboursement interditJusqu'à 100 € par an à votre charge, quel que soit le contrat
Majorations hors parcours de soinsRemboursement interditConsulter sans passer par le médecin traitant coûte
Monture optique100 € au maximumUne monture plus chère reste à votre charge au-delà
Renouvellement optiqueUne fois tous les 2 ansSauf moins de 16 ans ou évolution de la vue
Aides auditives1 700 € par oreille, tous financements confondusPar période de 4 ans
Médecin non adhérent à l'OPTAMDépassements pris en charge à 100 % du tarif au maximumEt au moins 20 points en dessous de ce qui est versé pour un médecin adhérent

Faites glisser le tableau horizontalement pour tout voir

Base légale : articles L.871-1 et R.871-2 du code de la sécurité sociale. Un intermédiaire qui vous promettrait de rembourser une franchise médicale vous vendrait un contrat non responsable, donc plus lourdement taxé, donc plus cher.

À vous de jouer

Ce qu'aucune mutuelle n'a le droit de vous rembourser

Calcul dans votre navigateur, aucune donnée transmise. Ces montants sont fixés par la loi, pas par un assureur.

Votre consommation de soins sur une année

Quatre postes seulement, ceux qui déclenchent la participation forfaitaire et les franchises médicales. Le reste de vos dépenses est remboursable ; celles-ci ne le sont jamais.

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0 €
Participation forfaitaire
0 €
Franchises médicales
0 €
Total non remboursable

Sont exonérés de ces sommes les moins de 18 ans, les femmes enceintes à partir du sixième mois, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l'aide médicale de l'État, ainsi que les soins liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.

Le bon point de départ n'est pas un devis, c'est votre relevé ameli.

Il dit ce que vous avez réellement consommé l'an dernier. Sans lui, on choisit un contrat pour un profil type qui n'est pas le vôtre.

Le dispositif

Le 100 % Santé, et où il s'arrête exactement

Il est réel, il est obligatoire, et il est systématiquement présenté de façon trompeuse.

Le 100 % Santé garantit un reste à charge nul sur trois postes : les prothèses dentaires, l'optique et les aides auditives. Tout contrat responsable doit le prendre en charge intégralement. Le dispositif s'est déployé par étapes : l'optique et une partie du dentaire au 1er janvier 2020, le panier dentaire complet et l'audiologie au 1er janvier 2021. Il n'est donc pleinement en vigueur que depuis 2021, et non 2020 comme on le lit très souvent.

La limite que la publicité ne dit pas. Le reste à charge zéro ne vaut qu'à l'intérieur du panier concerné. Une monture hors panier, un verre à traitement particulier, un implant hors nomenclature ou un appareil auditif de gamme supérieure retombent dans le droit commun de votre contrat, avec ses plafonds : 100 € pour la monture, une paire tous les deux ans, 1 700 € par oreille. C'est exactement là que les contrats se distinguent, et c'est ce que nous comparons.

Autrement dit : le 100 % Santé rend inutile de comparer les contrats sur le panier de base, puisqu'ils y sont tous identiques par obligation. Il rend en revanche plus important de les comparer sur ce qui dépasse ce panier, puisque c'est le seul endroit où ils diffèrent encore.

Notre méthode

Les quatre lignes qui distinguent réellement deux contrats

Puisque le socle est identique partout, la comparaison se joue ailleurs. Voici où, dans cet ordre.

1. Le niveau au-delà du panier

En optique et en dentaire hors 100 % Santé, en euros et non en pourcentages de la base de remboursement. Un « 300 % BR » ne veut rien dire tant qu'on n'a pas traduit ce que cela donne sur une couronne réelle.

2. Le traitement des dépassements

Selon que le praticien adhère ou non à l'OPTAM. Le contrat responsable impose un écart d'au moins 20 points entre les deux : sur un chirurgien en secteur 2, la différence de reste à charge est considérable.

3. Les délais de carence

Aucun texte ne les impose ni ne les interdit : ce sont des clauses contractuelles, fréquentes en optique, dentaire, maternité et aides auditives. Elles ne peuvent pas porter sur le socle responsable, mais elles peuvent porter sur tout le reste.

4. La révision tarifaire

Comment la cotisation évolue avec l'âge et dans le temps. Un tarif d'appel attractif suivi de révisions annuelles fortes coûte plus cher sur cinq ans qu'un tarif stable légèrement supérieur.

Et un cinquième, si vous êtes en couple

La possibilité d'être ayant droit du contrat collectif de votre conjoint, qui est un cas de dispense reconnu et qui fait économiser une cotisation entière. C'est la première chose que nous vérifions.

Ce que nous ne regardons pas en premier

Le tarif mensuel. Non par principe, mais parce que deux contrats qui n'ont ni les mêmes carences ni le même traitement des dépassements ne sont pas comparables, quel que soit leur prix.

Votre point de départ

Salarié, agent public, indépendant : vous ne partez pas du même endroit

Avant de comparer des contrats, il faut savoir ce que votre statut vous donne déjà.

Couverture santé obligatoire et participation employeur selon le statut
Votre statutCe qui est obligatoireDepuis quand, et quelle part employeur
Salarié du secteur privéContrat collectif obligatoire1er janvier 2016, employeur au moins 50 %
Fonction publique d'ÉtatAdhésion obligatoireDéploiement depuis le 1er janvier 2025, employeur 50 %
Fonction publique territorialeParticipation employeur obligatoire, adhésion facultative1er janvier 2026 pour la santé
Fonction publique hospitalièreParticipation employeur1er janvier 2027, au moins 50 %
Travailleur indépendantAucune obligationCotisations déductibles en Madelin, hors micro-entreprise
RetraitéAucune obligationMaintien possible du contrat d'entreprise au titre de la loi Évin
Sous condition de ressourcesComplémentaire santé solidaireGratuite ou avec participation plafonnée à 1 € par jour

Faites glisser le tableau horizontalement pour tout voir

Sur la fonction publique, une précision utile parce qu'elle est presque toujours mal restituée : dans la territoriale, la participation de l'employeur à la santé est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, mais l'adhésion de l'agent reste facultative. Ce n'est pas une complémentaire obligatoire. Et les contrats collectifs obligatoires en prévoyance n'y interviendront qu'au 1er janvier 2029. Base : ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 et ses textes d'application.

Si vous êtes éligible à la complémentaire santé solidaire, nous vous le dirons. Régie par les articles L.861-1 et suivants du code de la sécurité sociale, elle couvre le ticket modérateur, le forfait journalier sans limite de durée et les paniers sans reste à charge, avec dispense d'avance de frais et interdiction des dépassements d'honoraires. Elle est gratuite sous un plafond de ressources, et payante au-delà avec une participation modulée selon l'âge, plafonnée par la loi à un euro par jour et par personne. Aucun contrat du marché ne fera mieux. Nous n'y gagnons rien, et c'est précisément pour cela que nous le disons.

Le cadre légal

Changer de mutuelle : le bon texte, et qui fait la démarche

Presque toutes les pages du secteur citent la mauvaise loi. Ce n'est pas anodin, parce que les deux n'ont pas le même champ.

Vous lirez très souvent que « la loi Lemoine permet de résilier sa mutuelle à tout moment ». C'est faux : la loi Lemoine du 28 février 2022 ne concerne que l'assurance emprunteur. Le texte applicable à la complémentaire santé est la loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019, précisée par le décret n° 2020-1438 du 24 novembre 2020, applicable depuis le 1er décembre 2020.

  • Après un an d'adhésion, résiliation possible à tout moment, sans frais ni pénalité et sans motif. Articles L.113-15-2 du code des assurances, L.221-10-2 du code de la mutualité ou L.932-21-2 du code de la sécurité sociale, selon la nature de l'organisme.
  • Effet un mois après réception de la notification, et c'est le nouvel organisme qui accomplit la démarche pour votre compte, en garantissant l'absence de rupture de couverture.
  • Aucun questionnaire médical à repasser. Un contrat solidaire ne peut ni recueillir d'information médicale ni moduler la cotisation selon l'état de santé, ce qui rend le changement sans risque.

C'est la différence majeure avec la prévoyance, où résilier signifie perdre l'antériorité et repasser un questionnaire de santé. Sur une mutuelle, comparer chaque année ne coûte rien. Sur une prévoyance, cela se réfléchit.

Deux idées reçues

Les réseaux de soins et le tiers payant

Deux sujets sur lesquels les pages du secteur promettent plus que ce que le droit permet.

Les réseaux de soins sont des conventions entre organismes complémentaires et professionnels de santé, encadrées par la loi n° 2014-57 du 27 janvier 2014, dite loi Le Roux. Ils permettent des tarifs négociés et des remboursements majorés chez les professionnels adhérents. Trois limites méritent d'être connues : la modulation du remboursement selon l'appartenance au réseau est interdite pour les médecins, le nombre d'adhérents ne peut être limité sauf en optique, et votre libre choix du praticien reste entier.

En pratique, un réseau national dense mais absent de votre quartier ne vous apporte rien. C'est un critère à vérifier sur votre adresse, pas sur une carte de France, et c'est un point que nous contrôlons avant de proposer quoi que ce soit.

Le tiers payant n'est pas généralisé. La généralisation prévue par la loi du 26 janvier 2016 n'a jamais abouti : le Conseil constitutionnel a censuré l'obligation portant sur la part complémentaire dans sa décision du 21 janvier 2016, et l'échéance de 2017 a été abandonnée. Le tiers payant sur la part obligatoire reste imposé pour certains publics : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l'aide médicale de l'État, patients en affection de longue durée pour les soins liés, maternité à partir du sixième mois, accidents du travail et maladies professionnelles, actes de prévention et de dépistage organisés. Hors ces cas, c'est une faculté du professionnel, pas un droit.

Famille dans son salon : les besoins en optique, orthodontie et pédiatrie déterminent le choix d'une complémentaire santé

Où nous intervenons

Le cabinet est établi 32 rue Rameau à Villeneuve-d'Ascq. Nous recevons sur rendez-vous et nous nous déplaçons dans la métropole européenne de Lille : Lille, Roubaix, Tourcoing, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Lambersart, La Madeleine, Loos, Mons-en-Barœul, Lomme.

Sur la complémentaire santé, l'ancrage local sert à une chose précise : vérifier que le réseau de soins de votre contrat compte des opticiens, des dentistes et des audioprothésistes dans votre quartier. Un réseau national qui s'arrête à la porte de votre commune ne vous rapporte rien.

Au-delà de la métropole, l'accompagnement se poursuit en visioconférence dans l'ensemble des Hauts-de-France. Nous sommes courtier d'assurance et intermédiaire en opérations de banque, inscrits à l'ORIAS sous le numéro 24004797.

La démarche

Quatre étapes, et la première part de vos dépenses réelles

Pas d'un profil type, pas d'un questionnaire de trois cases.

Vous nous transmettez

Le relevé de vos remboursements de l'an dernier, disponible sur votre compte ameli, et vos garanties actuelles.

Nous vérifions vos droits

Éligibilité à la complémentaire santé solidaire, possibilité d'être ayant droit du contrat de votre conjoint, dispense d'affiliation. Parfois, il n'y a rien à souscrire.

Nous comparons

Sur les quatre lignes qui distinguent réellement : niveau au-delà du panier, traitement des dépassements, carences, révision tarifaire.

Nous mettons en place

Souscription et résiliation de l'ancien contrat, que la loi met à la charge du nouvel organisme, avec vérification de la continuité.

Avis clients

5 sur 5, sur 37 avis Google

Trois d'entre eux, reproduits ici. Ils portent sur l'accompagnement du cabinet, pas sur un contrat de complémentaire santé en particulier : nous préférons le dire.

★★★★★

« Plus que satisfait. S'est engagé il y a presque 10 ans à me suivre, et c'est le cas. Conseils avisés, expertise et particulièrement humaine, je recommande sans hésiter ! »

Paulo H.
Local Guide · visite en juin 2024 · voir sur Google
★★★★★

« Sérieux, disponible, très réactif et professionnel ! […] Résultat, les remboursements d'impôt sont en cours ! Nous sommes rassurés, tout est rentré dans l'ordre. L'optimisation fiscale est cette fois bien réelle. […] Un grand merci. »

Séverine B.
Visite en juin 2024 · lire l'avis complet
★★★★★

« Très bien, je recommande. »

Sonia C.
Visite en juillet 2024 · voir sur Google

Ces avis sont publiés sur la fiche Google Business de FOR-U. Ils émanent de clients ayant utilisé nos services, sont datés par Google, et ne font l'objet d'aucune modération ni contrepartie de notre part. Deux d'entre eux sont reproduits sous forme d'extrait, signalé par des crochets ; le texte intégral est accessible par les liens ci-dessus. Note moyenne de 5 sur 5 pour 37 avis au 2 septembre 2026.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande sur la complémentaire santé

Dix-sept réponses, chacune adossée à un texte ou à un chiffre officiel que vous pouvez vérifier.

Combien reste-t-il vraiment à ma charge sans mutuelle ?
Beaucoup moins qu'on ne le lit, mais très inégalement réparti. Selon la DREES, dans l'édition 2025 des comptes de la santé, le reste à charge des ménages s'élève en moyenne à 292 € par habitant en 2024, contre 276 € en 2023, soit 7,8 % de la consommation de soins et de biens médicaux. Ce qui compte n'est pas cette moyenne mais sa dispersion : le taux de reste à charge atteint 17,4 % sur les dispositifs médicaux et 12,6 % sur les médicaments en ambulatoire, alors qu'il est très faible à l'hôpital. Une année sans lunettes ni prothèse coûte peu ; une année avec les deux coûte beaucoup.
Combien coûte une mutuelle à Lille ?
Nous ne publions pas de tarif, et voici pourquoi : il n'existe aucune statistique publique du prix moyen d'une complémentaire santé par région ou par département. Ni la DREES, ni la Direction de la sécurité sociale, ni l'Assurance Maladie n'en diffusent. Les prix moyens par ville que l'on trouve en ligne proviennent de comparateurs et de courtiers, sans valeur statistique. Une cotisation dépend de votre âge, de votre statut, de votre composition familiale et du niveau de garanties : nous la chiffrons sur votre situation réelle, gratuitement.
Qu'est-ce qu'un contrat responsable, et pourquoi presque tous le sont ?
C'est le cadre des articles L.871-1 et R.871-2 du code de la sécurité sociale. Un contrat qui s'y conforme bénéficie d'une taxe réduite, ce qui explique que la quasi-totalité du marché le respecte. En contrepartie, son contenu est encadré dans les deux sens : il doit prendre en charge le ticket modérateur sur presque tous les soins, le forfait journalier hospitalier sans limitation de durée et les paniers 100 % Santé ; il ne peut jamais rembourser la participation forfaitaire, les franchises médicales ni les majorations hors parcours de soins.
Ma mutuelle peut-elle me rembourser les 2 € de participation forfaitaire ?
Non, et aucun contrat responsable ne le peut. C'est une interdiction posée par l'article R.871-2 du code de la sécurité sociale, pas une limite commerciale. La participation forfaitaire est de 2 € par consultation ou acte médical, plafonnée à 8 € par jour et par professionnel et à 50 € par an. S'y ajoutent les franchises médicales : 1 € par boîte de médicament, 1 € par acte paramédical dans la limite de 4 € par jour, et 4 € par transport sanitaire dans la limite de 8 € par jour, le tout plafonné à 50 € par an. Le total maximum qui reste à votre charge à ce titre est donc de 100 € par an, quel que soit votre contrat.
Quels sont les plafonds imposés par le contrat responsable ?
Trois principalement. La monture optique est prise en charge à hauteur de 100 € au maximum. Le renouvellement des équipements optiques est limité à une fois tous les deux ans, sauf pour les moins de 16 ans ou en cas d'évolution de la vue. Les aides auditives sont plafonnées à 1 700 € par aide, donc par oreille, tous financements confondus, par période de quatre ans. Enfin, pour un médecin non adhérent à l'OPTAM, la prise en charge des dépassements ne peut excéder 100 % du tarif de responsabilité et doit rester inférieure d'au moins 20 % de ce tarif à ce qui est pris en charge pour un médecin adhérent.
Le 100 % Santé couvre-t-il vraiment tout ?
À l'intérieur du panier concerné, oui : reste à charge nul sur les prothèses dentaires, l'optique et les aides auditives, et tout contrat responsable doit le prendre en charge intégralement. Le dispositif s'est déployé par étapes et n'est pleinement en vigueur que depuis le 1er janvier 2021, l'audiologie et le panier dentaire complet n'étant arrivés qu'à cette date. Ce que la publicité omet : une monture hors panier, un implant hors nomenclature ou un appareil auditif de gamme supérieure retombent dans le droit commun de votre contrat, avec ses propres plafonds. C'est précisément là que les contrats se distinguent.
Peut-on résilier sa complémentaire santé à tout moment ?
Oui, après un an d'adhésion, mais pas grâce à la loi Lemoine : celle-ci ne concerne que l'assurance emprunteur. Le texte applicable est la loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019, précisée par le décret n° 2020-1438 du 24 novembre 2020 et applicable depuis le 1er décembre 2020. Elle est codifiée aux articles L.113-15-2 du code des assurances, L.221-10-2 du code de la mutualité et L.932-21-2 du code de la sécurité sociale selon la nature de l'organisme. La résiliation prend effet un mois après réception de la notification, et c'est le nouvel organisme qui accomplit la démarche pour votre compte.
Y a-t-il un questionnaire médical pour souscrire une mutuelle ?
En pratique, non. Il n'existe pas d'interdiction générale, mais le régime fiscal favorable est réservé aux contrats dits solidaires au sens des articles L.871-1 et L.862-4 du code de la sécurité sociale : un contrat solidaire ne peut recueillir aucune information médicale ni moduler la cotisation selon l'état de santé. Comme la quasi-totalité du marché est composée de contrats à la fois solidaires et responsables, le questionnaire médical a disparu de la complémentaire santé individuelle. L'interdiction est en revanche absolue pour la complémentaire santé solidaire, les contrats collectifs obligatoires et les contrats de sortie de groupe au titre de la loi Évin.
Existe-t-il un délai de carence en complémentaire santé ?
Aucun texte n'en impose ni n'en interdit un de manière générale : c'est une clause contractuelle, licite et fréquente en optique, en dentaire, en maternité et sur les aides auditives. Deux limites importantes. Sur les garanties minimales du contrat responsable, dont le panier 100 % Santé, le report du bénéfice à l'issue d'une période cotisée non couverte est exclu. Et en collectif obligatoire, la couverture prend effet dès l'affiliation. La carence ne peut donc porter que sur les garanties supplémentaires : c'est le premier point que nous lisons dans les conditions générales.
La complémentaire santé d'entreprise est-elle obligatoire ?
Oui pour tous les salariés du secteur privé depuis le 1er janvier 2016, en application de l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 transposé par la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013, codifiée à l'article L.911-7 du code de la sécurité sociale. L'employeur en finance au moins la moitié. Des cas de dispense existent, fixés par le décret n° 2014-786 du 8 juillet 2014 : contrat court, temps très partiel lorsque la cotisation dépasserait 10 % du salaire, bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire, ou salarié déjà couvert comme ayant droit d'un régime collectif obligatoire. Ce dernier cas est le plus fréquent dans un couple et fait économiser une cotisation entière.
Et dans la fonction publique ?
Le calendrier diffère selon le versant, et il est souvent mal restitué. Dans la fonction publique d'État, les contrats collectifs à adhésion obligatoire se déploient depuis le 1er janvier 2025, avec une participation employeur de 50 %. Dans la fonction publique territoriale, la participation de l'employeur à la complémentaire santé est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, mais l'adhésion de l'agent reste facultative, et les contrats collectifs obligatoires en prévoyance n'interviendront qu'au 1er janvier 2029. Dans la fonction publique hospitalière, l'échéance est fixée au 1er janvier 2027. Base : ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 et ses textes d'application.
Qu'est-ce que la complémentaire santé solidaire ?
C'est une couverture prise en charge par l'Assurance Maladie, sous condition de ressources, régie par les articles L.861-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Elle est gratuite en dessous d'un plafond de ressources, et payante au-delà avec une participation mensuelle par personne modulée selon l'âge, plafonnée par la loi à un euro par jour et par personne. Elle prend en charge le ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier sans limite de durée, les paniers sans reste à charge en dentaire, optique et audiologie, avec dispense d'avance de frais et interdiction des dépassements d'honoraires. Si vous y êtes éligible, aucun contrat du marché ne fera mieux : nous vous le disons plutôt que de vous vendre autre chose.
Les cotisations sont-elles déductibles pour un indépendant ?
Oui, dans l'enveloppe prévoyance et santé de l'article 154 bis du code général des impôts, dite Madelin. Le plafond correspond à 3,75 % du bénéfice imposable augmenté de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, sans pouvoir excéder 3 % de huit fois ce plafond, soit 11 534,40 € en 2026 avec un plafond de 48 060 €. Cette enveloppe couvre la prévoyance, la santé et la perte d'emploi ensemble. Une exclusion importante : les micro-entrepreneurs n'y ont pas droit, parce que le régime micro repose sur un abattement forfaitaire pour frais réputé couvrir toutes les charges. La déduction suppose une imposition au régime réel.
Qu'est-ce qu'un réseau de soins, et faut-il en tenir compte ?
Ce sont des conventions entre organismes complémentaires et professionnels de santé, encadrées par la loi n° 2014-57 du 27 janvier 2014 dite loi Le Roux. Elles permettent des tarifs négociés et des remboursements majorés chez les professionnels adhérents. Trois limites méritent d'être connues : la modulation du remboursement selon l'appartenance au réseau est interdite pour les médecins, le nombre d'adhérents ne peut être limité sauf en optique, et le libre choix du praticien est préservé. En pratique, un réseau national dense mais absent de votre quartier ne vous apporte rien : c'est un critère à vérifier sur votre adresse, pas sur une carte de France.
Le tiers payant est-il généralisé ?
Non, et c'est une erreur très répandue. La généralisation prévue par la loi du 26 janvier 2016 n'a jamais abouti : le Conseil constitutionnel a censuré l'obligation portant sur la part complémentaire dans sa décision du 21 janvier 2016, et l'échéance de 2017 a été abandonnée. Le tiers payant sur la part obligatoire reste imposé pour certains publics et situations : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l'aide médicale de l'État, patients en affection de longue durée pour les soins liés, maternité à partir du sixième mois, accidents du travail et maladies professionnelles, actes de prévention et de dépistage organisés. Hors ces cas, c'est une faculté du professionnel.
Faut-il cumuler une mutuelle d'entreprise et un contrat individuel ?
Rarement, et jamais sans avoir vérifié. Le cumul est possible et légal, mais il produit souvent des cotisations redondantes sur des garanties déjà acquises. La démarche utile consiste à identifier les postes réellement insuffisants dans le contrat collectif, puis à ne souscrire qu'une surcomplémentaire ciblée sur ceux-là. C'est en général l'optique, le dentaire ou la chambre particulière. Payer deux fois l'hospitalisation de base n'a aucun intérêt.
Le comparatif FOR-U est-il facturé ?
Non. Rien ne vous est facturé. FOR-U est rémunéré par les organismes retenus, sous forme de commissions sur les contrats effectivement souscrits, et le montant comme le mode de calcul vous sont communiqués par écrit avant toute signature. Si vous ne souscrivez rien, nous ne percevons rien. Nous sommes courtier d'assurance inscrit au registre unique des intermédiaires sous le numéro ORIAS 24004797, vérifiable sur orias.fr.

Écrit par Thomas Reiminger, manager marketing et relation client chez FOR-U. Relu et validé par Laurent Hilaire, directeur général et fondateur, ORIAS 24004797. Mis à jour le 4 septembre 2026. Sources : articles L.113-15-2 du code des assurances · L.221-10-2 du code de la mutualité · L.861-1 et suivants, L.862-4, L.871-1, R.871-2, L.911-7 et L.932-21-2 du code de la sécurité sociale · article 154 bis du code général des impôts · loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 · loi n° 2014-57 du 27 janvier 2014 dite loi Le Roux · loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019 et décret n° 2020-1438 du 24 novembre 2020 · ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 · décision du Conseil constitutionnel n° 2015-727 DC du 21 janvier 2016 · DREES, Les dépenses de santé en 2024, édition 2025.

Tous les contrats couvrent la même base. Ils diffèrent sur quatre lignes.

Trente minutes suffisent pour lire vos dépenses réelles, vérifier vos droits et comparer là où la comparaison a un sens. Il arrive que la conclusion soit de ne rien changer.

Gratuit · Sans engagement · Réponse sous 24 h ouvrées · ORIAS 24004797